Par Laurent Widmer


Le RGPD est entré en vigueur le 25 mai dernier. Ce que l'on oublie souvent, c'est qu'il concerne également les plus jeunes, ceux qui surfent depuis leur naissance sur Internet. Car la protection des données commence par une maîtrise de son image en ligne. Fiers, les parents postent sur les réseaux sociaux les prouesses de leur progéniture. Sur Facebook, Instagram ou d'autres blogs dédiés, ces enfants sont exposés au monde entier et grandissent dans cette «surconnexion», devenue le modèle courant.

Dès l'adolescence, ils ont leur propre compte sur les réseaux sociaux, mais pas toujours une sensibilisation suffisante pour comprendre les méfaits de leurs actions à long terme. Et cette surexposition peut provoquer des dommages collatéraux non négligeables. Quelles seront les conséquences pour leur vie d'adulte? Et pour leur entrée dans le monde du travail? Autant de questions qui méritent une réelle sensibilisation des parents sur la protection des données liées à leur enfant.

Il est important de prendre conscience que les photos ou vidéos postées sur les réseaux sociaux sont stockées dans des Datacenter à l'étranger où les lois peuvent différer de celles de son pays d'origine. Il est souvent difficile voire impossible d'obtenir l'effacement total de ses publications. Une solution pour tenter de maîtriser son image est de scanner le Web afin de remonter toutes les informations relatives à la personne. Dans le métier, ces outils sont connus sous le nom de «Crawlers». Il s'agit de logiciels robots conçus pour scanner des sites web. Ils peuvent récupérer les contenus des sites pour trouver des données personnelles ou illégales. Il existe deux types de Crawlers, les robots légitimes, comme ceux de Google, utilisés pour découvrir et indexer les sites web sur le célèbre moteur de recherche et les robots malicieux qui sont utilisés par les pirates pour copier un site web légitime ou encore récupérer des données sensibles de manière illégale. Dans ce contexte, des entreprises expertes permettent de limiter la visibilité des informations remontées sur la toile. Mais les solutions miracles n'existent pas. Le mieux reste de comprendre les enjeux et limiter les publications liées aux données sensibles telles que les croyances religieuses ou philosophiques, les opinions politiques ou même l'état de santé.

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