Hausse de la TVA à 8% : quelles conséquences ?

18 octobre 2011

En septembre 2009, le peuple et les cantons suisses ont accepté que le taux de la TVA soit augmenté afin d’améliorer le financement de l’Assurance-invalidité (AI). Depuis le 1er janvier 2011, la TVA est passée à 8%, soit 0.4% de plus qu’auparavant. Pour les biens de première nécessité (alimentation, médicaments) de 2,4% à 2,5%, soit 0,1%, et enfin dans le domaine de l’hôtellerie de 3,6% à 3,8%, soit une hausse de 0,2%.

La TVA, qui signifie taxe sur la valeur ajoutée, et une sorte d’impôt perçu sur les importations. Généralement, lorsqu’un consommateur achète un produit, une partie du prix de celui-ci comprend la TVA.

Quelles sont les conséquences de ce relèvement de la TVA ?

La première conséquence, et aussi le but de cette augmentation, sera de corriger le déficit budgétaire de l’AI qui s’élève aujourd’hui à plusieurs milliards, et ne cesse d’augmenter chaque année.

La seconde sera une hausse des prix pour les entreprises, qui répercutent celle-ci dans les prix en magasins. Et donc les consommateurs devront débourser plus d’argent pour acheter la même chose qu’avant. En principe, lorsque le client ressent une diminution de son pouvoir d’achat, il consomme moins.

Dès lors les conséquences vont être perçues à différents niveaux…

Comme dit précédemment, le consommateur se voit réduire son pouvoir d’achat, et il risque donc de réduire sa consommation, du moins de faire un peu plus attention. Si l’acheteur agit prudemment, et diminue la demande, les entreprises vont sentir une diminution des achats. Les plus touchées seront les PME. Le risque : observer une diminution du chiffres d’affaires, et donc pour ne pas sombrer en tant que PME, être obligé de licencier du personnel, histoire d’équilibrer le bilan.

Comment dédramatiser ces risques pour les consommateurs?

L’objectif de cette augmentation est de remédier au déficit de l’AI, et même s’il y a des personnes qui abusent de cette assurance, personne n’est à l’abri de devoir y recourir un jour. De plus, tous les assurés n’en abusent pas, sinon au lieu de cela, ils auraient subi une diminution de leur rente de 40%, ce qui n’est socialement pas correcte.

Certaines grandes entreprises ne vont pas augmenter leurs prix, la Coop entre autres, car conscientes de la conjoncture actuelle, elles préfèrent reporter la hausse sur leurs coûts. En principe, ce renchérissement ne devrait durer que sept ans, et donc prendre fin le 1er janvier 2018.

Enfin, cela va peut-être permettre à certains consommateurs de mieux réfléchir à leur manière d’agir, et de diminuer les achats inutiles, de moins gaspiller à tout va, de récupérer, trier… simplement devenir acteurs de leurs dépenses au lieu d’être assujettis au capitalisme.

Ella Dettwiler/Rédactrice chez Le Monde Economique

 

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