La prime de risque d’un actif financier

9 janvier 2019

Par Aymen Ben Hassine

La prime de risque est définit comme étant la différence entre le rendement d’un actif jugé comme risqué, où sa détention offre un rendement plus élevé sur le marché, et celui d’autres titres. La prime de risque reflète donc la rémunération des investisseurs pour leur exposition aux risques courus sur les marchés financiers. Par conséquent on peut dire que le comportement des investisseurs ainsi que l’environnement économique et financier peuvent affecter le niveau de prime de risque. Ainsi, parmi les principaux déterminants de cette prime on peut citer :

– Les chocs sur l’aversion au risque :

Le souci des investisseurs de protéger leur patrimoine et réaliser un minimum de perte, reflétant un comportement pessimiste sur les marchés financiers, entraîne une augmentation générale de niveau d’aversion au risque. Cette dernière a comme principale conséquence la diminution de tous les actifs considérés comme risqués, même si leur détention offre éventuellement un rendement plus élevé que celui disponible sur d’autres titres. A ce niveau, l’effet d’un choc négatif sur les profits des entreprises peut être amplifié par le canal des primes de risque, du fait que la chute des patrimoines rend les investisseurs plus prudents lors de choix de leurs portefeuilles.

– les chocs sur la durée des placements :

L’horizon d’investissement constitue un facteur déterminant du risque que présentent les différents actifs financiers. A ce niveau, un placement de court terme est moins risqué que celui de long terme. L’investisseur ne sait pas où seront les taux d’intérêt courts à l’avenir et donc quelle rémunération il obtiendra sur son placement. Par conséquent, un investissement en moyenne plus long fera baisser les primes de risque sur les obligations et les actions ainsi que les placements monétaires. Toutefois, l’achat d’obligations d’Etat ne présente aucun risque pour l’investisseur lorsque ce dernier s’assura que la Banque Centrale est capable de maintenir l’inflation à des niveaux bas.

– Les chocs macroéconomiques et financiers :

Le cadre macroéconomique adopté influe sans doute sur les risques des différents placements. L’inflation comme étant une variable macroéconomique peut jouer un rôle déterminant dans la variation des risques pour les différents actifs financiers. Ainsi, lorsque le niveau général des prix est bien maîtrisé et sous le contrôle des autorités monétaires, les obligations deviennent beaucoup moins risquées, vu l’effet négatif de l’inflation même pour un horizon de long terme. Outre que l’inflation, les modifications des régimes de change peuvent avoir de leur côté un impact très puissant sur les primes de risque.

En somme, on peut dire que les primes de risque jouent un rôle clef dans les formules de valorisation des prix d’actifs, toutefois la grande difficulté c’est que ces primes exigés par les investisseurs ne sont pas directement observable.

 

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