L’Afrique subsaharienne est créditée des plus fortes perspectives de croissance pour 2019, mais l’investissement tarde à suivre le trend

11 avril 2019

(Agence Ecofin) – Les informations venant du Fonds Monétaire International à l’endroit de l’Afrique Subsaharienne sont plutôt bonnes. Pour une fois la région ne brille pas par une mauvaise image. Le Ghana, pays membre de la CEDEAO, a réussi l’exploit de se hisser à la tête des pays qui auront la plus forte croissance avec une projection estimée à +8,8%

Plus encore, pour 23 pays de la région, il est prévu une croissance d’au moins 5%, toujours selon les prédictions du Fonds Monétaire International et 4 pays africains occupent le top 5 des pays qui connaîtront la plus forte croissance au monde.


Mais bien qu’elle soit la championne de la croissance, la région tarde encore à se positionner comme telle dans l’esprit des investisseurs internationaux en ce début d’année 2019. Selon de récentes données produites par Reuters, les fusions acquisitions captées par l’Afrique subsaharienne ont été de seulement 540,1 millions $, en baisse de 81%, et à leur niveau le plus bas depuis 16 ans.

 
A titre de comparaison, les fusion-acquisitions impliquant des pays européens, ont aussi baissé sur la même période, mais elles étaient en volume de 186 milliards $. Dans son récent rapport intitulé Pulse Africa, la Banque mondiale estime que le Digital pourrait être une des voies pour amorcer un cercle vertueux de développement.

 
Mais au yeux des investisseurs, il semble que la région soit, pour le moment, perçue comme une opportunité d’investissement sur des obligations rentables. Pour saluer la croissance du Ghana, le marché financier international ne lui a pas apporté plus d’investissements, mais a souscrit au montant record de 20 milliards $ à son récent Eurobond.

Idriss Linge

 

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