Les suisses font face à la concurrence

3 mars 2012

La branche automobile ne peut assumer sa responsabilité entrepreneuriale que si la concurrence joue librement. C’est la raison pour laquelle, dans la consultation courante, l’UPSA plaide pour le maintien de la CommAuto. Les garagistes ont besoin d’un environnement favorable à la concurrence. Ce n’est que de cette manière qu’ils peuvent assumer entièrement leur responsabilité en matière de réparation/maintenance, de conseils à la clientèle et de vente. C’est pourquoi l’UPSA, Union professionnelle suisse de l’automobile, estime qu’il est indispensable de conserver la CommAuto.

Grâce à celle-ci, la commission de la concurrence (Comco) règle le traitement des accords verticaux dans le commerce des véhicules à moteur. Par le biais de ces accords, les constructeurs et les importateurs dictent, entre autres, les prix et les standards à leurs concessionnaires et leurs réseaux de distributions.

La Comco va décider cette année si la CommAuto va rester en vigueur ou non. C’est la raison pour laquelle elle a lancé une consultation au sein de la branche. Dans sa réponse, l’UPSA exprime sa conviction que seule la réglementation existante génère des conditions favorables pour les activités entrepreneuriales des garagistes.

Ne pas cimenter l’idée d’îlot de cherté

Si la CommAuto devait devenir caduque, les piliers de la concurrence et de la sécurité en matière de planification disparaîtraient:

1. Le concessionnaire ne pourrait plus décider indépendamment de l’importateur, quelles autres marques il voudrait distribuer.

2. Des délais de préavis plus courts du côté des importateurs rendraient les investissements des concessionnaires précaires.

3. Si les concessionnaires ne pouvaient plus créer de filiales sans l’accord de l’importateur, la vente et la livraison se concentreraient sur les zones à forte concentration urbaine, ce qui handicaperait les régions décentralisées.

Ce développement donnerait une position de quasi-monopole aux importateurs et déboucherait sur un affaiblissement de la concurrence. De nombreux concessionnaires établis devraient abandonner leur commerce. Et, pour finir, cela cimenterait la position de la Suisse, comme îlot de cherté.

La CommAuto s’appuie sur le droit de l’UE. Celle-ci a décidé de donner plus de pouvoir aux importateurs généraux et aux constructeurs à partir de mi-2013. L’UPSA s’engage pour que la Suisse ne suive pas l’UE et protège ainsi les concessionnaires locaux des pressions exercées contre le principe de la libre-concurrence. L’UPSA appuie sa position sur une expertise qui sera prochainement présentée à Berne.

 

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