Réinsertion professionnelle des jeunes en rupture

22 novembre 2011

En 2005, on estimait à près de 500, les jeunes en désaffiliation à Genève… Quand on lit la phrase ci-dessus, on se dit que ça représente tout de même beaucoup de jeunes. Mais véritablement, qu’est-ce que cela signifie ? La désaffiliation combine absence de travail et isolement social. Cela signifie donc qu’en 2005, on estimait près de 500 jeunes en rupture sociale, tels qu’ils n’avaient pas d’emploi et se trouvaient isolés du monde du travail. Aujourd’hui, il n’y a pas de chiffres officiels à disposition, mais l’association la « Boîte à Boulots » a ressenti une nette demande en la matière.

Quelles sont les raisons de cette situation ?

Les raisons peuvent, évidemment, être diverses et variées, cela dépend de la situation propre au jeune. Mais le facteur principal est la formation inachevée ou l’absence de formation.

Aujourd’hui, sans aucune formation, il est très difficile de trouver un emploi, et sans premier petit emploi ou stage, il devient encore plus compliqué de trouver un emploi stable avec un revenu suffisamment important pour vivre de manière indépendante.

Quels sont les conséquences de ce problème ?

Les conséquences sont le cercle vicieux créé par l’absence de formation qui engendre une rupture sociale, ou l’inverse, et cela provoque une situation de désaffiliation.

Quelle est la situation actuellement ?

Une antenne nommée « VIA » a vu le jour en 2009. Cette antenne collabore avec l’association la « Boîte à Boulots ». Cette dernière s’occupe de trouver des petits jobs pour les jeunes et leur permet de gagner un peu d’argent de poche, et non de leur trouver un emploi stable.

Quant à l’antenne « VIA », elle s’occupe des jeunes qui sont à la recherche d’un nouveau rythme de vie, d’une activité, d’une écoute ou simplement d’un coup de pouce afin de commencer une formation ou un projet personnel. Pour ce faire, l’antenne propose différentes étapes composées d’entretiens, d’ateliers préparatoires et de stages.

Les résultats sont positifs, néanmoins le travail est et restera de longue haleine pour les Travailleurs sociaux. En commençant par le rapport de confiance à mettre en place, puis le suivi personnalisé du jeune. Car il est important dans de telle situation que le jeune puisse se sentir en confiance, mais surtout le soit réellement. Parfois, il s’agit aussi de mettre en place un projet de vie pour un jeune sans aucune envie, sans objectif d’avenir.

Comment la situation pourrait-elle s’améliorer ?

Actuellement, les stages progressifs proposés aux jeunes se déroulent fréquemment au sein des services administratifs de la Ville de Genève. Le domaine privé ouvre encore peu ses portes aux jeunes en rupture, néanmoins la Coop est très ouverte en la matière. Alors il faut espérer que non seulement l’antenne VIA continue à évoluer positivement, et voire s’agrandisse afin de pouvoir accueillir plus de jeunes, mais aussi que le secteur privé reçoive positivement des jeunes en rupture prêts à se réinsérer.

Ella Dettwiler/Rédactrice chez Le Monde Economique

 

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