A bout de souffle !

23 mai 2019

Aujourd’hui, nous nous trouvons confrontés à de graves problèmes de société. Les riches deviennent plus riches, la classe moyenne se réduit comme peau de chagrin et, avec la pauvreté qui se propage un peu partout, on se croirait au temps de Dickens.

Pourtant, elle n’est pas encore trop éloignée de nous l’époque où nos sociétés occidentales, s’étant relevées des affres de la guerre, avaient connu l’essor et l’abondance.  C’était le temps d’un véritable boom économique, c’était le temps du plein emploi.

Les fascinantes « Trente Glorieuses »…

Les soucis d’ordre économique ayant été quasi- réglés, on pouvait penser à une société encore plus juste où la condition humaine devienne chaque jour meilleure et les acquis techniques profitent à l’homme, plutôt qu’ils ne le privent de son travail, ou l’asservissent.

Comment cette société qui portait en elle de si grands espoirs se trouve-t-elle aujourd’hui à bout de souffle? Comment les idéaux d’hier ont-ils été à ce point bafoués ?

La mondialisation qui devait permettre aux pays du tiers-monde de devenir des pays développés n’a certainement pas tenu, dans sa forme actuelle, ses promesses d’il y a vingt-cinq ou trente ans. Ce qu’on observe, c’est d’une part l’accroissement des richesses des riches et d’autre part – l’appauvrissement ultérieur des pauvres, avec tout ce que les inégalités entraînent comme risque d’exploitation de ceux qui sont socialement fragiles.  

Sans oublier le peu d’égard pour la nature et l’environnement que manifestent les nantis du monde dans leur course au gain toujours plus grand.  

Et que dire de l’éveil des nationalismes ?  La peur de l’autre est devenue la règle et les partis « anti- système » l’exploitent à fond.  Ils ne se privent pas d’exacerber même davantage ces peurs afin de pouvoir glaner des avancées électorales, ceci étant fait avec un mépris particulièrement flagrant des conséquences globales.

Ne serait-il pas temps de se poser de vraies questions ?  Que voulons-nous ? Plus de violence ou plus d’humanité ? Ne nous voilons pas la face,  chacun est responsable de ce qui se passe. Choisissons le changement – mais non pas celui qui mène au démontage total et la destruction.  Ce n’est pas en ruinant que nous créerons une société plus juste. Le vrai changement est différent : parfois pénible et radical, il est fondamentalement constructif et bénéfique.

Prenons sa voie et, pour une fois, évitons de répéter de vieilles erreurs !

 

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