Achats responsables : une question stratégique

6 février 2018

Responsables dans tous les domaines, les entreprises cherchent à accroître leur rentabilité avec des stratégies durables. L’achat figure parmi les leviers les plus accessibles. En effet, sélectionner ses fournisseurs sur la base de critères et d’engagements durables incite au développement des bonnes pratiques.

Conformes aux priorités RSE, les produits et solutions durables gagnent en importance dans les entreprises. Cependant, pour en faire un levier véritablement gagnant, l’approche et la méthodologie globale ne doivent pas être écartées.

La responsabilité sociétale améliore la valeur d’une marque

Le thème des achats durables est apparu dans les années 2000, d’abord perçu comme un outil de greenwashing et d’action marketing. En 2001 via la loi NRE, le législateur décide d’obliger les entreprises à publier leurs engagements et réalisations dans la RSE. Si les premières grandes entreprises nomment dans la foulée leurs directeurs du développement durable, elles ne disposent pas forcément des moyens nécessaires pour faire évoluer leurs pratiques d’achats vers une logique responsable. Aujourd’hui, les achats durables sont devenus une réelle préoccupation pour les dirigeants. Les sociétés disposent au moins d’une entité dédiée et au mieux d’une direction Achats Durables.

La RSE fait désormais partie des cinq critères majeurs améliorant la valeur d’une marque, selon la MIT Sloan Management Review, au même titre que le leadership ou le degré de qualité. Toutefois, le fait de s’adresser à de nouvelles catégories de fournisseurs ne suffit pas pour être réellement efficace sur ce point. En effet, ce positionnement durable doit également reposer sur un engagement sur le long terme, la transparence ainsi que la fabrication de produits durable et responsable.

Les bonnes pratiques au cœur d’une stratégie gagnante

Une étude publiée en 2017 par le cabinet Ernst & Young intitulée « Durable brands & products : it’s time to scale up » montre que la durabilité des produits doit s’étendre à l’échelle mondiale ce qui implique la création d’outils s’adressant aux non-experts. Un autre volet ne doit pas être négligé, il s’agit de la priorité accordée aux achats d’origine durable ou dont l’empreinte carbone est réduite. Pour le dirigeant, l’objectif est alors de mettre en place une forme d’innovation collaborative avec les fournisseurs et un co-investissement avec les partenaires.

Les entreprises ainsi que les grands groupes internationaux ont conscience de l’importance de la chaîne de valeur amont et donc de la nécessité de travailler avec des fournisseurs qui ont également une démarche de développement durable. Finalement, les préoccupations liées au climat et à la biodiversité tendent à prendre de l’ampleur alors qu’il y a cinq ans ces thèmes étaient encore extérieurs au monde de l’entreprise. Désormais, cette exigence s’étend aux fournisseurs.

La mise en œuvre des achats responsables peut être source de profits multiples comme la maîtrise des coûts et des risques, une meilleure image auprès des clients et des partenaires, un vecteur d’innovation et de création de valeur. Pour cela, l’entreprise doit avant tout analyser ses besoins et réaliser un état des lieux des pratiques ce qui passe par la réalisation d’un plan d’action.

 

Recommandé pour vous