« BRAFA in the Galleries » : une véritable bouffée d’oxygène !

4 février 2021

Photos © BRAFA in the Galleries 2021

Le premier chapitre de l’initiative « BRAFA in the Galleries » s’est clôturé dimanche soir dernier sur une note très positive. Le concept a manifestement séduit un grand nombre de collectionneurs et amateurs d’art qui ont pu retrouver, l’espace de quelques jours et dans le respect des règles sanitaires, le chemin de galeries impatientes de les accueillir de nouveau. L’aventure se prolongera ce prochain weekend et bien au-delà pour beaucoup de galeries, en Belgique comme ailleurs, mais aussi via le site web de la BRAFA.

Photos © BRAFA in the Galleries 2021 Paolo Antonacci

Une impression de « respirer à nouveau », de « retrouver le plaisir de l’accrochage, des échanges et des conversations », ou encore celui « d’accueillir et de revoir du public dans nos galeries ». Tels sont quelques-uns des commentaires entendus lors des journées « BRAFA in the Galleries », tant du côté des visiteurs « heureux d’enfin revoir de l’art en vrai », que des galeristes « fatigués des viewing rooms et autres proposition online ! ». « Cette initiative a été pour nous un formidable « booster » moral qui nous a redonné une motivation au moment le plus difficile de l’histoire de notre galerie », confie cet autre, tandis qu’un confrère s’étonne « qu’aucune autre foire internationale n’ait pensé auparavant à proposer un modèle si juste, si adapté aux circonstances ! » .

Si l’initiative visait avant tout à soutenir les galeries participant à la BRAFA en rétablissant le lien mis à mal ces derniers mois entre elles et leur public, on peut considérer que ce but est très largement atteint, d’autant que, comme l’ajoute un autre participant, « cela a permis à la BRAFA de rester visible et active, et de se différencier d’une manière très créative de ses concurrentes ». Un confrère basé à Londres ajoutait : « J’ai été immédiatement séduit par l’initiative, qui ne se contentait pas de transposer une foire réelle dans un monde digital, mais qui apportait une dimension complémentaire et plus vivante, avec un fort sentiment de communauté reliant les organisateurs et les participants ».

Photo © GALLERY NAO MASAKI

Il est vrai qu’après de longs mois de sevrage culturel, l’envie était grande de part et d’autre de se retrouver, de renouer un dialogue si essentiel entre personnes animées d’une même passion, de retrouver ces émotions que seul un contact direct, presque physique, avec des œuvres d’art peut procurer. En beaucoup de domaines, la crise actuelle a manifestement profité au numérique, mais dans le domaine des arts, il semble par contre avoir affiché ses limites : l’atmosphère d’une foire ou d’une galerie est non transposable en pixels, quel que soit leur nombre…

A l’occasion de ces retrouvailles, la couleur bleue de la BRAFA s’est invitée dans les vitrines grâce à des autocollants bien visibles et des bannières fixées aux devantures pour attirer le regard comme autant de points de repères … et d’invitations à entrer ! A l’intérieur, plusieurs participants avaient mis cette occasion à profit pour repeindre leur galerie, changer l’éclairage, modifier la disposition des lieux ou proposer un nouvel accrochage afin de mettre en valeur des pièces-phares qui avaient été réservées spécialement pour la BRAFA ‘classique’, dans sa version ‘Tour & Taxis’. Un vrai nettoyage de printemps … en plein hiver !

Certains avaient proposé une exposition thématique, d’autres avaient opté pour un déménagement temporaire à Bruxelles, afin de s’y faire connaître (Dr Lennart Booij Fine Arts & Rare Items) ou de renouer avec leur public (Brame & Lorenceau ; De Jonckheere ; Univers du Bronze ; Whitford Fine Arts).

Concentration propice

Indiscutablement, les villes regroupant une forte concentration de participants ont drainé davantage de public vers ces galeries qui ont bénéficié d’une plus grande attractivité, et d’un effet de « parcours », notamment grâce à des plans proposés sur le site web de la Brafa. L’affluence a été forte partout où elle était possible. Ailleurs, plus particulièrement dans des pays et villes soumis à un nouveau lockdown, l’aventure s’est essentiellement vécue via le website de la Brafa dont l’offre avait été considérablement enrichie par rapport aux éditions antérieures (plus de 950 œuvres accessibles) et la structure revue, rendant son utilisation et sa navigation simples et claires.

De belles ventes et de nombreux contacts

Ainsi, malgré les contraintes du moment et des attentes limitées (« aucune alternative ne peut remplacer l’impact et l’énergie d’une foire physique », confie Jan Muller, de Gand, qui a cependant vendu chaque jour, pour des montants maximaux de 30.000 €), de nombreuses galeries ont enregistrée de beaux succès de vente et eu l’occasion de rencontrer tant les fidèles que de nouveaux amateurs d’art.

Ainsi la Galerie Grand-Rue (Genève) a vendu plusieurs œuvres issues de son exposition « Le Grand Tour de Sir William Beckend » composée de gouaches représentant des paysages de l’Europe du XVIIIe s.

Quant à Von Vertes (Zürich), voici son témoignage : « Nous pensions que BRAFA dans les galeries était un concept frais et honnête. Les réactions de nos clients ont été extrêmement positives : ils n’ont pas été submergés par la sélection présentée et étaient heureux d’avoir eu l’opportunité de visiter des galeries en direct dans différents pays. Nous avons créé de nouveaux contacts et reçu plusieurs demandes ; l’expérience « BRAFA dans les galeries » nous a offert la possibilité de toucher de nouveaux clients d’une nouvelle manière. »

Du côté des nouveaux exposants, le bilan s’avère également satisfaisant avec diverses ventes et l’opportunités d’amener des visiteurs et amateurs dans leurs galeries.

« BRAFA in the Galleries » joue les prolongations

Si une très grande majorité des galeries participantes continueront désormais à recevoir leurs clients et visiteurs partout où cela est possible, l’opération en tant que telle se prolonge encore ce weekend des 6 et 7 février de 11 à 18h notamment à Bruxelles, Knokke-Heist, Gand, Francfort-sur-le-Main et Paris.

Toute l’actualité des galeries est à retrouver dans la rubrique « BRAFA Community » sur le site web de la Brafa, lequel conserve également sa configuration actuelle avec plus de 950 œuvres en ligne sans oublier les quelque 85 vidéos produites dans le cadre de cette opération dans une « Video Library » nouvellement créée.

Comme le déclare Harold t’Kint de Roodenbeke, Président de la BRAFA, en guise de conclusion : « Cette opération a aussi été pour nous, un formidable exercice créatif de remise en question, tant pour la foire que pour les galeries. Cela nous a permis de nous interroger et de réfléchir aux moyens de conserver le contact avec nos clients, sans céder au tout digital. Certaines pistes continueront à être développées, la réflexion n’est jamais terminée ! ».

www.brafa.art

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