​Canada Goose, analyse d’une success-story

27 mars 2015

Depuis quelques temps on voit fleurir de toutes parts ces grosses doudounes « Canada Goose » marquées du drapeau canadien. Cette nouvelle marque en vogue connaît un succès retentissant. Véritables vêtements de luxes, elles attirent les convoitises de tous, pour le meilleur comme pour le pire.

Histoire et évolution de la marque

Depuis les débuts de l’entreprise en 1957, Canada Goose s’est spécialisé dans la conceptualisation d’habits affrontant les grands froids. Du reste, les manteaux étaient à la base conçus pour les scientifiques travaillant dans les conditions les plus extrêmes, notamment face à des températures polaires.

Alors comment se fait-il qu’aujourd’hui l’on retrouve ces vêtements sur diverses personnes dans le monde entier ?

Plusieurs éléments peuvent expliquer la success-story de la marque.

Tout d’abord, lorsque l’entreprise fait ses premiers pas, elle décide de miser sur des produits fabriqués au Canada avec une main d’œuvre locale. Dans le contexte actuel cela lui vaut la fierté d’aller à contre courant de la plupart des prêts à porter délocalisés dans les pays d’Asie. Ceci plaît particulièrement aux consommateurs et leur donne l’impression d’acheter un produit d’excellence.

C’est d’ailleurs sur ce dernier point que repose un pan du marketing de Canada Goose. Ceci représente un point essentiel de sa communication qui vise une clientèle aisée recherchant avant tout la qualité.

A ce propos, la marque a fait un coup d’éclat en faisant dons de plusieurs manteaux à l’équipe de tournage du film « Le Jour d’Après ». Grâce à cela, les vestes ont eu droit à une publicité gratuite. Elles étaient effectivement portées par des stars pendant et après le tournage. De plus, on observe que les acteurs apparaissent dans plusieurs prises du film avec ces habits. Par la suite c’est donc tout Hollywood qui s’est jeté sur la marque, rapidement rattrapé par les consommateurs divers et variés.

Que trouve-t-on dans ces doudounes ?

A l’intérieur de la veste, on retrouve des plumes d’oies, ce sont celles placées sur le cou des animaux qui sont sélectionnées car elles ont la capacité de tenir particulièrement chaud. Ces plumes moins nombreuses que d’autres coûtent plus cher à l’achat, mais l’entreprise n’hésite pas à investir pour tenir sa promesse de qualité auprès du public. Ceci explique en partie les prix élevés de ces vêtements.

Le revers de la médaille

Les capuches, quant à elles, sont couvertes de fourrure de coyotes. A ce propos, bien que l’entreprise affirme que la sélection se fasse de façon respectueuse on trouve de nombreuses controverses à ce sujet. Canada Goose décrit sur son site internet que les animaux sont tués de façon non douloureuse et que cela participe à l’élimination de ces bêtes en trop grand nombre sur le sol canadien. On ne sait néanmoins pas ce qu’il se cache derrière ces belles promesses. Elles tiennent peut-être plus à un argument marketing visant à faire oublier la cruauté et la pollution qu’induisent la véritable fourrure. Cependant aucune enquête fiable n’existe à ce jour confirmant la provenance des fourrures et les moyens mis en place pour tuer les coyotes. Le débat reste donc ouvert de savoir s’il est éthique de réhabiliter la fourrure dans la population, après les longs combats menés par des associations de protection des animaux qui n’ont d’ailleurs pas attendu avant de s’opposer à Canada Goose.

Dans un autre registre, on a pu remarquer que ces vestes provoquent une recruedescence de vols, et ce, surtout en France. L’effet de mode et les prix élevés attirent en effet les convoitises de nombreuses personnes parfois mal attentionnées.

Il n’en reste pas moins que Canada Goose représente un réel exemple de réussite marketing et communicationnel entrepreneurial qui profite aujourd’hui pleinement de son succès.

Alix Dettwiler

 

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