Cloud Computing et les types de services possibles

5 février 2020

Le Cloud Computing propose quatre principaux types de services : public, privé, hybride et communautaire. Solution la plus accessible et la plus flexible, le Cloud public est l’ensemble des services proposés à tout public via Internet. Grâce à une infrastructure mutualisée, les fournisseurs peuvent offrir leurs services instantanés à la carte, en fonction des besoins des clients qui ne payent que ce qu’ils utilisent.

Selon une étude récente de International Data Corporation (IDC), les dépenses dans le Cloud public vont connaître un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 22,3 % sur les cinq prochaines années, passant ainsi de 229 milliards de dollars en 2019 à près de 500 milliards de dollars en 2023. La seconde option, le Cloud privé, est souvent choisie par les grandes entreprises qui désirent externaliser leurs infrastructures IT tout en gardant entièrement le contrôle de celles-ci. Dans ce cas, une plateforme personnalisée est créée de toute pièce. Hébergée soit en interne, soit en externe, cette plateforme n’est accessible que par un seul acteur.

Si plusieurs entreprises aux nécessités et préoccupations communes décident de se regrouper pour utiliser un seul espace (p. ex. héberger des applications spécialisées), on parle alors de Cloud communautaire. En d’autres termes, il s’agit d’un Cloud privé qui est partagé entre les utilisateurs d’un groupe précis, souvent reliés à une branche spécifique comme l’administration, l’éducation ou encore l’industrie pharmaceutique. Enfin, le Cloud hybride est une solution simultanée entre les services public et privé. Les utilisateurs peuvent donc profiter à la fois de la sécurité d’un Cloud privé pour stocker les données confidentielles et de la flexibilité d’un Cloud public pour des activités moins sensibles.

Les clients peuvent également choisir le degré d’externalisation et le niveau de maintenance souhaités dans ce qu’on appelle la « pile » du Cloud Computing. Cette pile se compose de trois modèles principaux. Le premier modèle, le IaaS (Infrastructure as a Service), proposé par exemple par Microsoft Azure, est une option indépendante pour l’utilisateur. Ce dernier ne fait que louer les serveurs à distance afin de les utiliser en tant que copie ou substitut au stockage interne. L’utilisateur reste entièrement responsable des applications, des systèmes d’exploitation et des données qu’il transfère dessus.

Ensuite, si le client souhaite bénéficier des outils middleware intégrés tels que le système d’exploitation, il doit opter pour le modèle PaaS (Platform as a Service). C’est notamment le cas de Google App Engine. Enfin, le modèle SaaS (Software as a Service) est l’option all inclusive en vogue du Cloud, notamment proposée par Dropbox ou Salesforce. L’opérateur s’occupe ici entièrement de l’interface, de son installation à sa maintenance, en passant par son bon fonctionnement. Un vrai gain de temps et d’espace, ce modèle fonctionne souvent par abonnements mensuels, en permettant d’externaliser complètement les infrastructures IT. En plus de ces trois modèles généraux, il existe également d’autres formules plus spécialisées ou bien hybrides.

 

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