De la communication au combat situationnel. Par Violaine Martinella-Grau

21 décembre 2011

La réalité de certains professionnels aujourd’hui en Suisse est difficile. Les enseignants sont de plus en plus confrontés à des élèves qui contestent leur autorité. Le personnel ambulancier est parfois entravé dans son action de sauvetage par des perturbateurs. Les travailleurs sociaux doivent gérer des cas lourds et imprévisibles.

Les réceptionnistes quels que soient leur corps de métier se font insulter et menacer. Les agents de sécurité et de surveillance ont de plus en plus de peine à se faire respecter, les provoquer étant devenu un jeu pour certaines personnes. La violence augmente et le respect pour tout professionnel qui fait figure d’autorité diminue, force est de le constater.

Cette nouvelle réalité doit impérativement être prise en compte par et leurs collaborateurs devraient être formés pour y faire face, ceci afin d’éviter des accidents et des risques inutiles, sans compter les dommages collatéraux tels que les absences au travail, les burn-out ou encore les séquelles consécutives à une agression.

Pour coller à cette nouvelle réalité et répondre aux attentes des collaborateurs confrontés à des situations de violence dans leur quotidien, de nouveaux concepts de formation émergent. En plus de l’enseignement des mécanismes de la violence et l’apprentissage d’outils de communication efficaces, ils proposent une introduction au combat situationnel.

Sous ce terme un peu barbare à première vue sont enseignées des techniques simples de self-défense qui vont permettre au professionnel, dans une situation de violence extrême et en ultime recours, de se protéger, de protéger ses collègues et de maîtriser un individu au sol si besoin. L’objet demeure cependant d’éviter toute confrontation physique, dans la mesure du possible, bien évidemment.

Une fois les techniques de base acquises, l’enseignement se poursuit in situ, dans l’environnement de travail (bureau, réception, espaces communs, etc.), par le biais de jeux d’acteurs. Le collaborateur est alors confronté à des situations d’agression au plus proche de sa réalité professionnelle. Il devra alors réagir correctement et efficacement avec les moyens qui sont à sa disposition dans son quotidien professionnel, sous l’œil vigilant d’un instructeur.

Ces formations novatrices contiennent une forte connotation préventive, plus que répressive. Elles permettent aux collaborateurs d’acquérir une plus grande estime d’eux-mêmes et plus de confiance en eux, non seulement sur leur lieu de travail, mais aussi dans leur vie privée. Savoir que l’on est capable de réagir adéquatement à une agression modifie son attitude et ce faisant, renvoie une autre image à l’agresseur qui réfléchira peut-être à deux fois avant de poursuivre sur sa lancée. A découvrir et à consommer sans modération… En savoir plus sur ces formations : www.sicherheitsarena.ch, www.apexpro.ch, www.vmdesign.ch

Violaine Martinella-Grau, Consultante du magazine d’actualité Le Monde Economique et Directrice du cabinet vmdesign

 

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