Enquête représentative Comparis sur les frais d’itinérance en téléphonie mobile

18 août 2019

Sans forfait d’itinérance adéquat, utiliser le téléphone mobile à l’étranger peut encore coûter des sommes astronomiques aux consommateurs suisses. Un risque dont les utilisateurs ont aujourd’hui conscience. Selon une enquête représentative réalisée par Marketagent pour le compte du comparateur en ligne comparis.ch, la majorité des détenteurs de téléphones mobiles se sentent aujourd’hui bien ou très bien informés sur l’itinérance. En effet, peu déclarent encore être mal informés – 7,6 % (sur les frais de téléphonie) et 8,1 % (sur la transmission de données). Parmi les personnes disposant d’un abonnement avec crédit d’itinérance inclus, ils sont à peine plus de 2 % – tant pour les appels que pour les données. D’autre part, 59 % des détenteurs de téléphones mobiles se sentent bien ou très bien informés sur les appels à l’étranger et 55 % sur le transfert de données.

« Ces dernières années, les opérateurs télécom ont beaucoup fait pour accroître la transparence. Avec la plupart des abonnements, les utilisateurs peuvent contrôler leurs coûts de téléphonie mobile en temps réel grâce à des tableaux de bord (cockpits) et sont avertis de coûts élevés par SMS », observe Jean-Claude Frick, expert Numérique chez Comparis.


Seulement 14,3 % sont tombés dans le piège de l’itinérance

L’étude menée par Marketagent au mois de juillet montre par ailleurs que seuls quelques détenteurs de téléphones mobiles tombent dans le piège de l’itinérance et font face à des coûts imprévus lors de séjours à l’étranger. Seulement 14,3 % des répondants ayant séjourné au moins une fois à l’étranger ont eu une mauvaise surprise au cours des 12 derniers mois et ont eu des frais de téléphonie mobile plus élevés que prévu. Par ailleurs, 55 % n’ont pas eu de frais supplémentaires et 8 % ne se souvenaient pas avoir payé plus cher ou non.

« Dans une analyse* réalisée l’an dernier, nous avions constaté que la plupart des opérateurs de téléphonie mobile ont désormais mis en place des mesures d’alerte et de blocage efficaces pour éviter que les coûts ne deviennent incontrôlables », explique Jean-Claude Frick, expert Numérique chez Comparis. Il peut s’agir de messages SMS qui alertent sur la consommation ou qui avertissent l’utilisateur dès qu’il se trouve à l’étranger, de packs forfaitaires ou de blocages de données en cas de dépassement de la limite des coûts.


Se passer du portable à l’étranger, une « detox » qui a la cote

Certes, les abonnements avec crédit d’itinérance inclus sont généralement plus chers, mais en termes de transparence des coûts, ils devancent nettement d’autres formules. En effet, la grande majorité des personnes interrogées qui ont été surprises par des frais supplémentaires à l’étranger (61 %) n’ont pas utilisé d’abonnement avec crédit roaming inclus.

Jean-Claude Frick met en garde : « Les utilisateurs souhaitant se passer d’un abonnement avec crédit d’itinérance devront malgré tout réfléchir aux coûts à l’approche d’un séjour à l’étranger ». L’alternative – faire une detox numérique en se passant entièrement du mobile – est l’option que choisissent près d’un quart des répondants (23 %). Inversement, pour 11 % des personnes interrogées, les abonnements avec crédit d’itinérance n’étaient pas intéressants, du moins pas au cours des 12 derniers mois : ils ont déclaré ne simplement pas être allés à l’étranger.

Les abonnements avec roaming inclus sont de plus en plus populaires

Avec 41 % de réponses, la plupart des personnes interrogées détiennent un abonnement de téléphonie mobile avec crédit d’itinérance inclus. À contrario, 30 % ont un abonnement « sans » et 12 % ont certes un abonnement mais ne savent pas si le roaming est inclus. Enfin, 16 % des répondants se servent encore d’une solution prépayée. 

« Le consommateur moderne est mieux informé au sujet de l’itinérance qu’auparavant et évite ainsi des surprises coûteuses. Outre l’itinérance incluse dans de plus en plus d’abonnements, le fait que les opérateurs informent mieux a également contribué à cette tendance », conclut Jean-Claude Frick.

 

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