Entrepreneurs / Intrapreneurs, quels bénéfices et points communs ?

7 novembre 2019

Légende photo : Hong Kong, île de Lantau, octobre 2018

Par Pauline Bar

Il y a un an je prenais la décision de créer mon entreprise après quinze années passées en organisations internationales et multinationales. De passage à Hong Kong, je faisais le vœu de réussir ce saut dans l’inconnu dans le monde de l’entrepreneuriat.

Quels apprentissages en retirer aujourd’hui ? C’est une expérience que je recommande à TOUS ! En fonction de la situation personnelle et professionnelle de chacun, nul besoin de prendre des risques inconsidérés. Dans certains cas, une expérience d’intrapreneuriat (c’est-à-dire mener un projet entrepreneurial à l’intérieur de son entreprise ou de son organisation) peut s’avérer tout aussi enrichissante.

Au cours de cette année, j’ai rencontré des centaines d’entrepreneurs ainsi que des intrapreneurs lors de mes collaborations avec les entreprises dans les secteurs privés et publics, et j’y ai constaté énormément de points communs. En voici trois particulièrement marquants.

  1.Vision du succès

Tout projet entrepreneurial ou intrapreneurial démarre avec une vision et un but à atteindre.

On attribue souvent le succès à des indicateurs financiers, mais au final le processus est tout aussi important que la destination. Chaque semaine est utilisée de façon la plus efficiente possible pour obtenir les résultats escomptés.

Lorsqu’on est responsable d’un projet à part entière, chaque jour est très différent et apporte son lot quotidien de réussites et de difficultés. A la manière des montagnes russes, l’entrepreneur peut passer par toutes les émotions et ce qui lui permet de garder son cap, c’est sa vision du succès et comment y arriver.

Pour les femmes que j’accompagne, l’entrepreneuriat est bien souvent un moyen de réussir à concilier leurs vies professionnelles, personnelles et familiales. Le succès signifie alors s’épanouir dans ces différentes facettes. 

  2.Gestion du risque

Entreprendre ou intraprendre fait évoluer sa vision du risque.

La liberté d’exécution s’accompagne d’anticipation du risque. On devient la personne responsable de l’avancée de son projet ou de sa start-up devant ses équipes, ses clients, ses investisseurs et donc contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire d’être intrépide mais au contraire d’évaluer les implications de chaque décision afin d’apprendre à mieux maîtriser le risque.

Un couple d’entrepreneurs genevois dans le domaine viticole que j’ai rencontré a bien saisi cette notion face à leurs employés et leurs investisseurs en décidant de créer chacun leur propre entreprise pour diversifier le risque.

  3.Pulvériser sa zone de confort

Le bilan en termes de compétences acquises est sans appel, au niveau des compétences techniques et relationnelles.

Nul besoin de savoir tout faire dès le début, certaines tâches s’apprennent au fur et à mesure, pour les autres il s’agit de bien s’entourer de profils complémentaires.

C’est en faisant que l’on apprend, tout comme lorsque l’on devient parents !

Pour les femmes intraprendre est une formidable opportunité d’oser sans devoir d’abord cocher toutes les cases des compétences requises !

Tout comme les candidatures spontanées, pour intraprendre, n’hésitez pas à faire preuve de proactivité et présenter votre projet à l’interne.

Entreprendre ou intraprendre, à vous de choisir et de tester au moins l’un des deux ! 

Pauline Bar

A propos de l’auteure : Après 15 ans d’expérience professionnelle en Marketing et Finance dans de grands groupes, Pauline décide de fonder The Working Mums et conseille les entreprises sur la parité, la parentalité au travail et la gestion de la charge mentale. Elle encourage les femmes à oser dans leur vie professionnelle et personnelle. 

Suivez ses posts et sa communauté sur LinkedIn : www.linkedin.com/in/pauline-bar

 

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