Excellentes nouvelles concernant les bénéfices des entreprises

4 décembre 2025

Excellentes nouvelles concernant les bénéfices des entreprises

Par  « The Globe » rédigées par Eurizon Asset Management

Les résultats de la saison des rapports financiers américains du troisième trimestreont été très positifs. Les bénéfices des entreprises ont augmenté de 14 % sur une base annuelle, soit le double des estimations du début de la saison et la plus forte croissance de ces trois dernières années.

Sur les 11 secteurs de l’indice S&P 500, 8 ont enregistré des bénéfices supérieurs à ceux de l’année précédente, à commencer par les résultats à deux chiffres des secteurs financier, technologique et industriel. En revanche, les bénéfices sont en baisse dans les secteurs de l’énergie et des biens de consommation essentiels.

Le pourcentage d’entreprises ayant dépassé les estimations est proche des niveaux élevés du trimestre précédent, bien que les analystes aient déjà revu leurs estimations à la hausse en début de saison.

Les fondamentaux des entreprises restent solides : les bénéfices des entreprises profitent de la bonne tenue de l’économie, de la réduction de l’incertitude politique et, pour les grandes capitalisations, de l’effet favorable des taux de change.

En Europe, la saison des résultats s’est en revanche révélée conforme aux attentes. Les meilleures surprises sont venues des secteurs financier et technologique. Le taux de change, tout comme les tarifs douaniers, continue toutefois de freiner les entreprises exportatrices. Les bénéfices devraient se renforcer au cours des prochains trimestres, grâce à l’apaisement des tensions commerciales et à la mise en œuvre des plans d’expansion budgétaire.

Les bénéfices mondiaux devraient connaître une croissance solide, de 13 %, au cours des deux prochaines années.

Aux États-Unis, les estimations pour 2026 et 2027 ont été revues à la hausse (après les fortes réductions d’avril à la suite du « Liberation Day »), indiquant une solide croissance des bénéfices, d’environ 14 % pour les deux années, soutenue par la poursuite de la reprise et par la diminution de l’incertitude sur les tarifs douaniers. De plus, dans la perspective des élections de mi-mandat, fin 2026, l’administration américaine fera tout son possible pour présenter des résultats économiques sains. Les révisions positives sont dues en grande partie aux Magnificent 7 et aux secteurs technologiques, financiers et des biens de consommation discrétionnaires.

Les estimations pour 2026 ont également été revues à la hausse pour les marchés émergents (+17,5%) et, dans une moindre mesure, pour les entreprises de la zone euro (+14,6 %). Les bénéfices de l’indice EuroStoxx devraient refléter la reprise des indices de confiance des entreprises (PMI) et l’interruption du renforcement de l’euro. Les révisions à la hausse sont tirées par les valeurs financières et cycliques des matières premières, du luxe et de la technologie.

La croissance des bénéfices, soutenue par la poursuite du cycle économique et la baisse des taux, constitue un facteur favorable pour les marchés actions à moyen terme.

Au cours de la saison des résultats trimestriels, les marchés boursiers ont affiché des performances mitigées. En octobre, les cours ont été soutenus par les solides résultats des entreprises et par la poursuite de l’apaisement des tensions sur les droits de douane (trêve entre les États-Unis et la Chine). Le mois de novembre, en revanche, s’est ouvert sur des prises de bénéfices. Les performances exceptionnelles des Magnificent 7 ont alimenté les craintes d’une bulle liée à l’intelligence artificielle, favorisée par le volume élevé des investissements et des émissions obligataires destinés à les financer.

Les bourses de la zone euro ont atteint de nouveaux sommets grâce à la détente dans les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine et au lancement du plan d’expansion budgétaire allemand. Entre le début du quatrième trimestre et le 20 novembre, les meilleures performances ont été enregistrées au Japon (Topix 5,2 %) et sur les marchés émergents (3,1 %), suivis par la zone euro (EuroStoxx 0,6 %), tandis que les États-Unis ont connu une baisse (S&P 500 -2,1 %).

Le dollar américain s’est légèrement redressé face à l’euro au début du trimestre, tout en conservant une dépréciation globale d’environ 10 % depuis le début de l’année.

Aux États-Unis, la réaction des marchés aux résultats trimestriels a été globalement mitigée : les sociétés qui ont dépassé les estimations ont enregistré des hausses modérées, tandis que celles qui ont déçu ont été davantage pénalisées que par rapport aux moyennes historiques.

La bonne tenue des marchés boursiers a permis de maintenir des valorisations élevées (ratio cours/bénéfices).

Le mouvement à court terme semble tendu, en particulier pour l’indice S&P 500 (États-Unis), dont les valorisations sont légèrement inférieures aux sommets de 2021. Les évaluations de l’indice EuroStoxx et des marchés émergents ont également augmenté, dépassant les moyennes historiques, mais elles restent toutefois à des niveaux nettement inférieurs à ceux des États-Unis. En Europe, la croissance attendue des bénéfices des entreprises pour 2026 (14,6 %) et 2027 (12,2 %) semble plutôt élevée, alors que le multiple prévisionnel est modéré et bien inférieur aux moyennes historiques, ce qui indique que le marché considère ces estimations avec beaucoup de prudence.

Des évaluations élevées pourraient limiter l’ampleur des réactions positives des marchés à d’éventuelles nouvelles favorables et, à l’inverse, amplifier la réactivité aux réactions négatives.

Dans l’ensemble, le mouvement à court terme semble tendu pour les marchés actions, mais la poursuite du cycle économique et de la croissance des bénéfices, associée à la baisse attendue des taux de la Fed, constitue un soutien solide à moyen terme.

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