Faut-il investir dans les documents historiques ?

26 février 2020

Pour ceux qui recherchent des rendements importants, les documents historiques représentent un placement qui peut s’avérer très rentable mais, comme pour tout investissement non garanti par un organisme  financier, les risques existent bel et bien. Il est cependant possible de les limiter grandement à condition de bien connaître ce marché ou disposer des conseils d’experts.

Une rareté qui s’amplifie d’année en année

Il y a encore une quinzaine d’année lorsqu’une maison de vente proposait un catalogue les propositions dépassaient la centaine. Aujourd’hui on atteint peu souvent la cinquantaine. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. Les documents disponibles sur le marché sont plus rares car les Etats, les musées, les bibliothèques les ont de plus en plus préemptés estimant, à juste titre, qu’ils faisaient partis du patrimoine national. Auparavant les documents passaient de particulier en particulier au gré des ventes aux enchères. Autre explication, la création depuis une vingtaine d’années de société d’investissement qui ont acheté un très grand nombre de documents pour les proposer comme produits financiers. Ceci a eu pour conséquence d’assécher le marché.

Un cercle restreint

Dans le milieu des documents historiques tout le monde se connaît et le cercle est restreint. Pour investir dans ce domaine avec un maximum de sécurité il faut faire appel à un expert. Avant une vente aux enchères il pourra vous indiquer les documents dont les prix de départ sont raisonnables. Il vous fera choisir des valeurs sûres qui ont de grandes chances de prendre de la valeur au fil des ans. Il vous conseillera également de ne pas dépasser un certain prix. Dans ces conditions votre investissement sera sécurisé et vous pourrez aussi détenir une très belle collection le temps que vous le souhaiterez avant de décider que celle-ci doit vous rapporter et que le moment est venu de la revendre.

Comment investir ?

La valeur d’un document est appréciée en fonction du nom de son auteur et de l’intérêt de son contenu. Il faut débuter pas à pas car cela permet d’autofinancer rapidement sa collection. Certains documents sont abordables et continueront à prendre de la valeur. Des lettres de Hugo, Anatole France, Lamartine, Alfred de Vigny ou encore André Gide s’échangent entre 500 et 1500 CHF, ce sont des pièces qui, chaque année, augmentent d’environ 10%. Si vous en achetez une dizaine en les gardant 4 ans vous êtes quasi assurés de doubler votre mise.

En les revendant cela peut vous financer l’achat de pièces plus importantes aux alentours des 3000 CHF. A ce niveau de prix vous pouvez acquérir certains écrits de Napoléon, des rois, des partitions sur une page de Debussy, Ravel ou encore Liszt. Ensuite vous pourrez passer à du plus « lourd » mais vous aurez donc autofinancé cette possibilité. Plus les documents sont importants, plus ils prennent de la valeur rapidement.  Cependant ce n’est pas une règle et avant de prendre un risque mieux vaut l’avoir financé !

Une passion qui peut rapporter gros

Pour investir dans les documents historiques il faut les aimer. Le choix des pièces que vous allez acquérir doit correspondre à vos passions, vos admirations, vos périodes historiques préférées. Gagner de l’argent c’est important mais si en y parvenant, on se fait plaisir, c’est encore mieux. Il faut avoir l’âme d’un collectionneur. Vous ne revendrez pas toutes vos pièces dans ces conditions et elles feront parties du patrimoine que vous laisserez à vos enfants. Et ils vous en seront plus que reconnaissants car les documents historiques sont considérées comme des œuvres d’art et sont donc très peu taxées !

Encadré: Les Beatles au firmament

On sait que les Beatles ne s’entendaient pas. Rarement ils se retrouvaient tous les quatre en public, sauf sur scène ou en studio. Pour les fans, obtenir un autographe des quatre garçons dans le vent c’était mission impossible. John Lennon n’a signé avec les autres que quelques dizaines de fois. Alors pour palier à cela, Paul Mc McCartney a longtemps imité la signature de John et celles des autres. C’était pour les fans ! Il le faisait mal et aujourd’hui sur le marché 99% des autographes des Beatles sont des faux, soit des faux de Paul, soit des faussaires. Les experts ne s’y trompent pas tant les signatures des 4 de Liverpool sont difficiles à imiter. Résultat ? Un autographe original, certifié, des 4 Beatles a atteint il y a quelques mois la somme record de 260.000 $ ! L’heureux vendeur l’avait obtenu à la sortie des Beatles des célèbres studios d’Abbey Road en 1969.

 

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