Innovation et émotions en entreprise, un mariage détonnant ?

6 septembre 2020

Aujourd’hui, il est très courant lorsqu’on évoque le terme d’innovation, de trouver autour de ce mot un vocabulaire technique absolument dénué d’émotion et de sentiments. On peut citer les résultats financiers, le développement de la performance ou bien encore, des mots issus de la gestion de projet comme le Lean Management ou encore le Lean Six Sigma… Mais très souvent, toutes ces notions de développement économique sont totalement détachées des émotions. Or, l’être humain est complexe et que sa totalité ne se résume pas à un seul cerveau pensant.

Définir les émotions

Pour revenir plus précisément à la notion d’émotion, les psychologues en dénombrent généralement quatre : la colère, la peur, la tristesse et pour finir sur une note positive, la joie. Il peut être alors très intéressant d’analyser la volonté de ne jamais faire référence aux émotions lorsqu’on parle d’innovation au sein de l’entreprise. Pour notre part, nous pensons que justement les émotions positives sont le fondement même de l’idée de performance économique par l’engagement et la passion qu’elles provoquent.

Pourquoi innover constamment ?

Et si nous analysons le lien entre émotions et innovation, on peut certainement arriver à la conclusion qu’une entreprise est poussée à se renouveler justement pour continuer à exister à travers la concurrence et les aléas de la vie économique. Et si nous allons plus loin, on peut se poser la question de savoir pourquoi la pérennité de celle-ci est importante ?

Une réponse vient spontanément : peut-être tout simplement parce que l’humain, du chef d’entreprise aux salariés qui se trouvent tout en bas de l’échelle hiérarchique, a peur. Peur de l’avenir et peur de l’inconnu.

En innovant en permanence, ne chercherait-on pas à se prémunir contre l’insécurité ou, dit d’une autre manière, à s’assurer un futur plus agréable et en tout cas, moins porteur d’incertitude ?

Un lien entre les émotions ?

On peut constater qu’il existe un lien quasi organique entre les quatre émotions de base. En effet, si l’on constate que trois émotions sur quatre sont plutôt négatives (peur, colère et tristesse), on peut conclure que la recherche permanente de sécurité que nous évoquions plus haut, va diminuer le sentiment de tristesse et de peur pour apporter éventuellement plus de joie, d’équilibre et de bien-être.

De la place à la joie au sein des entreprises

Il est intéressant de se poser la question de savoir s’il ne faudrait pas avant tout, chercher une forme de bonheur à intégrer dans la notion d’innovation. En effet, puisque l’on a compris que le fait d’innover constamment est de se prémunir contre les effets délétères de la tristesse et de la peur, on peut imaginer que le fait de développer des sentiments positifs en innovant est de nature à générer des retombées bénéfiques pour la personne, pour l’entreprise et par extension, pour le contexte sociétal dans lequel elle évolue.

Évidemment, nous risquons de nous heurter à une sorte de « rempart traditionnel » : en entreprise, être joyeux ou évoquer le bien-être ne fait pas partie du vocabulaire généralement utilisé…  Ceci étant, nous pouvons tous constater que nos sociétés non seulement évoluent constamment mais surtout, qu’elles semblent amorcer des virages majeurs en réponse à la fois à la présence incontournable du numérique dans l’économie et dans nos vies, mais aussi, face aux enjeux écologiques et au changement climatique. Nous devons donc, nous aussi, accompagner cette révolution et évoluer dans nos habitudes ! La dimension affective (la peur, la tristesse, la colère la joie) est intrinsèquement liée dans le processus d’innovation. Et si les émotions humaines sont si importantes aux innovateurs, il est donc essentiel d’apprendre à les regarder et à les faire éclore au sein des entreprises.

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