Interview de Claude Duc: « Nous proposons un parcours de l’innovation, avec un cheminement logique et chronologique »

2 juin 2021

Photo © IIBA

Interview de Claude Duc – Président IIBA® Geneva

Monde Economique : Du 2 au 25 juin 2021, IIBA® Geneva, le chapitre suisse romand de l’International Institute of Business Analysis, organisera son congrès annuel. Quel thème a été retenu pour cette édition ?

Claude Duc : Nous avons maintenu le thème de l’innovation que nous avions déjà envisagé pour notre congrès de 2020, qui a été annulé compte tenu de la crise sanitaire. Le thème adresse la question « Comment innover ? », ce sont donc les manières d’appréhender l’innovation et comment la mettre en œuvre, qui seront au cœur des conférences et des ateliers.

Monde Economique : La situation sanitaire actuelle et les mesures liées à la pandémie vous oblige à organiser cette édition sous un format digital. Comment vont s’articuler les conférences ?

Claude Duc : Nous proposons un parcours de l’innovation, avec un cheminement logique et chronologique : Cultiver l’innovation – Actionner l’innovation – Conduire l’innovation

Cultiver l’innovation c’est oser imaginer qu’un besoin ressenti peut avoir une réponse dans un nouveau produit ou un nouveau service.

Actionner l’innovation c’est chercher les solutions et collaborations possibles.

Conduire l’innovation c’est gérer le développement du produit ou du service, et accompagner la mise sur le marché.

Ce parcours permet d’explorer les motivations et leviers de l’innovation, et d’apprendre et comprendre comment certaines techniques libèrent la créativité, comme par exemple, le design thinking ou le lean startup.

Le fait de proposer un congrès 100% digital constitue une innovation pour IIBA Geneva, même si de plus en plus d’organisations ont dû s’adapter à cette situation. En lançant l’idée de faire ce congrès dans une situation plus compliquée, cela nous a obligé à sortir de notre zone de confort, et d’être probablement plus créatifs et collaboratifs. Le congrès 2021 est véritablement un travail d’équipe où l’engagement de chacun en tant que bénévole génère un réel enthousiasme collectif, et nous apprenons chaque jour de cette expérience nouvelle.

Monde Economique : Les systèmes d’informations sont devenus de plus en plus complexes et les traitements de données gigantesques. Quel est le public cible de ce congrès ?

Claude Duc : Certes les systèmes d’informations sont complexes, mais ils sont aussi de plus en plus spécialisés par secteur d’activité et par métier, et ils doivent communiquer entre eux pour optimiser les échanges de données. C’est pourquoi les études de développement, d’évolution et d’optimisation des systèmes d’informations doivent être menées sous l’angle des besoins réels et potentiels : les business analystes sont qualifiés pour recueillir les besoins, puis les transformer en exigences métier et fonctionnalités de solutions.

Le public du congrès de business analyse est plus large que les seuls business analystes : des chefs de projets, des décisionnaires engagés dans la stratégie, des administrateurs de solutions métiers, des entrepreneurs, viennent chercher l’inspiration et échanger leurs expériences.

Les conférenciers sont aussi des personnes très engagées dans leurs travaux, et leur renommée dépassent largement le cercle de la business analyse.

Monde Economique : Un congrès tel que celui-ci est une occasion de créer du lien social et de fédérer les participants autour des conférenciers.  Le côté réseautage, qui est souvent apprécié dans ce type d’évènement ne va-t-il pas manquer ?

Claude Duc : Bien sûr les interactions sociales et les échanges entre personnes sont appréciés par les participants, les conférenciers et les organisateurs de ce congrès. Mais pour le réseautage, le congrès innove encore avec des moments d’échange en fin de conférence ou d’atelier : autour du thème de la soirée ou plus variées, les discussions se poursuivent, et les chats des plateformes de visioconférence permettent aussi aux participants d’émettre et recevoir des messages en mode public et privé.

Le congrès innove encore avec des tombolas virtuelles organisées lors de chaque soirée : les participants peuvent gagner par tirage au sort des lots mis en jeu par les partenaires du congrès : formation, coaching…

Monde Economique : Autour du thème principal se déclineront les conférences et ateliers pratiques en ligne. Comment vont se dérouler les inscriptions ?

Claude Duc : Pour consulter le programme, en savoir plus sur les intervenants et les partenaires, et bien sûr pour s’inscrire, IIBA Geneva a créé un site internet dédié www.congresba.org  Une billetterie permet les inscriptions et la gestion de tarifs spéciaux pour des publics variés, professionnels, personnes en recherche d’emploi, étudiants.

Monde Economique : Le travail des business analystes est assez méconnu du grand public et leurs prestations au sein des entreprises relèvent quasiment toujours du « sur-mesure ». Quelles opportunités pour les entreprises ?

Claude Duc : Le business analyste s’adapte à la taille, au secteur d’activité, aux objectifs et aux ambitions de l’entreprise. Il intervient tant sur les sujets de gouvernance que ceux liés à l’IT, les systèmes d’informations, les processus métier opérationnels et organisationnels… Et parfois, il les traite même tous à la fois ! Parce que le business analyste se faufile dans les spécificités de l’organisation qu’il doit analyser, il va en relever des points forts et des points à améliorer : en s’appuyant sur la méthodologie et les techniques de business analyse, il va révéler à l’organisation ses potentiels et recommander des solutions qui apportent de la valeur.

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