Interview d’Olivier Evard – Photographe du coin nyonnais

11 janvier 2021

Photos © Olivier Evard

Par Eugénie Rousak

Olivier Evard

A vec une expérience longue de 35 ans, Olivier Evard avait débuté la photographie quand elle était encore argentique. Au fur et à mesure que la sphère se digitalisait, il s’ouvrait à des domaines de plus en plus diversifiés. Après avoir passé la majeure partie de sa carrière dans la photographie professionnelle et de presse, il travaille aujourd’hui dans son propre atelier photo, fondé il y a 5 ans. Situé au centre de Nyon, c’est un espace multifacette, qui permet au photographe de faire des shootings studio, donner des cours et même accueillir des expositions. Rencontre avec Olivier Evard.

Monde Économique : ous êtes dans le métier depuis 35 ans, quel est votre parcours professionnel ?

Olivier Evard : J’ai débuté par un stage chez un photographe et un graphiste à Porrentruy et, à 17 ans, j’ai eu la chance de contribuer à l’organisation d’une exposition. Et pas n’importe laquelle ! Celle des membres de Magnum, une des plus grandes agences de presse photographiques à Paris ! En montant cet événement, qui a été un franc succès, j’étais impressionné par le travail de ces grands artistes et ai décidé de lier ma vie à ce médium. Après mes études de photographie à l’école de Vevey, je me suis mis à mon propre compte. Durant 10 ans j’ai travaillé en tant que photographe professionnel à Bienne, me spécialisant en horlogerie et joaillerie. Progressivement, je me suis intéressé à la photo de presse, qui permettait plus de liberté et surtout donnait la possibilité de sortir du studio à la rencontre des personnalités. Ainsi, j’ai pu contribuer à L’Illustré ou encore au Bilan. Dans les années 2012-2013, j’ai senti le vent tourner dans la presse et en même temps j’ai eu envie de plus d’indépendance. J’ai donc décidé d’ouvrir mon propre atelier, stratégiquement implanté entre Lausanne et Genève, à Nyon ! J’ai toutefois conservé une collaboration régulière avec le magazine Le Monde Économique.

Monde Économique : Vous proposez aussi bien des services typiques d’un atelier, que le tirage et les retouches. Pourquoi cette diversité ?

Olivier Evard : Dans mon parcours photographique, j’ai eu la chance de m’essayer à beaucoup de domaines différents : architecture, laboratoire, mode, portrait artistique, photo horlogère. Aujourd’hui, je garde ces compétences dans mon atelier, tout en les diversifiant avec les besoins plus locaux, comme la photographie de passeport, le portrait professionnel ou encore le tirage/collage. Je suis un véritable photographe du coin !

Monde Économique : Vous proposez également des cours, pourquoi ?

Olivier Evard : J’ai commencé à enseigner la photographie il y a 25 ans dans une école à Yverdon et ensuite je suis passé à l’École-club Migros pour donner des cours en français et en allemand aux élèves de 12 à 80 ans. J’ai la chance d’avoir un métier que les gens aiment et je peux en parler durant des heures ! Dans mon atelier, je propose des sessions d’apprentissage individuelles et à la carte. Ce format permet de s’intéresser à une problématique particulière, comme le cadrage ou l’éclairage, pour l’étudier plus en profondeur. Récemment, j’ai réinstallé un laboratoire argentique pour faire (ré)découvrir la photo à l’ancienne.

Monde Économique : Un espace de votre atelier est entièrement aménagé pour accueillir les expositions. Comment choisissez-vous les artistes ?

Olivier Evard : L’organisation des expositions est une autre de mes passions, par exemple j’étais l’initiateur et le co-fondateur des Journées photographiques de Bienne en 1997. Aujourd’hui, je suis dans l’organisation de la Journée des arts plastiques à Nyon, en mettant ma galerie à disposition. Généralement, j’accueille 5-6 artistes par an, que je choisis cherchant sur des sites ou qui viennent directement à moi. Par exemple, j’ai exposé les portraits de Xavier Lambours, le travail de l’agence photographique Lundi13 ou encore un tour guidé du musée d’histoire naturelle par Daniel Mueller.

www.olivier-evard.ch

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