LA MAÎTRISE DES LANGUES, CETTE COMPETENCE A HAUTE VALEUR AJOUTEE

25 janvier 2018

Dans notre monde globalisé, les capacités linguistiques sont devenues un enjeu important de succès professionnel. La communication avec des clients étrangers, l’étude de nouveaux marchés nécessitent de plus en plus des approches ciblées, psychologiques, basées sur la bonne connaissance des langues et des cultures locales.

Devenu l’idiome de la mondialisation, l’anglais s’est banalisé au point de ne plus être considéré comme un atout, encore moins un sérieux avantage compétitif. Indispensable, sa maîtrise est désormais vue comme allant de soi, une impérieuse évidence. La langue de Shakespeare est devenue un outil de la mondialisation, au même titre que le sont les outils- gagdets technologiques, le IPhone en premier. C’est la connaissance d’autres langues, plus spécifiques, qui est actuellement prisée, et plus le nombre en est conséquent, mieux c’est.

Un environnement mondialisé, favorable à l’apprentissage des langues

La tâche liée à leur apprentissage paraît difficile, mais en réalité elle est largement facilitée par plusieurs facteurs. Il y a surtout ce contexte unique d’intense communication et cette atmosphère faite d’échanges et de transmission rapide d’information qui, créés dès le début du nouveau millénaire grâce au boom des nouvelles technologies et à la globalisation, prédisposent naturellement à la maîtrise de nouveaux idiomes. Un tel environnement aide à briser la barrière psychologique qui se dresse d’habitude devant les apprenants de langues et qui, dans le passé, empêchait un bon nombre d’entre eux non seulement de s’immerger dans la matière mais souvent même d’oser s’y tremper.

Quand on lit, dans des livres du dix-septième siècle, qu’un homme maîtrisant « même l’anglais » était considéré comme érudit, on se dit, et non sans raison : « Mais que du chemin parcouru depuis ! ».

Effectivement, aujourd’hui, la barrière psychologique, invisible mais longtemps tenace, a perdu de sa puissance et la « connexion » à un autre système linguistique est devenue de loin plus aisée et plus rapide que dans les décennies précédentes. On apprend l’anglais en un rien de temps et souvent dès l’adolescence, avant de s’attaquer, forts de ce premier acquis, à de nouvelles langues.

Des entreprises friandes de cadres plurilingues

Car les entreprises de l’économie mondialisée sont friandes de cadres linguistiquement bien équipés. L’implantation de filiales étrangères, l’exportation de produits ou tout simplement le travail avec des clients étrangers comptent effectivement beaucoup sur les employés maîtrisant des langues. Dans le cas de l’implantation de filiales et de l’exportation, la maîtrise d’idiomes locaux est particulièrement prisée car elle mène aussi à la connaissance de la psychologie collective d’une communauté, à sa sensibilité générale, à ses goûts et préférences et par là – à une meilleure expertise du marché que cette communauté et ce pays représentent pour l’entreprise.

En réponse à l’intérêt accru pour l’apprentissage des langues, le marché de leur enseignement a explosé, surtout en ligne. Le Net propose un éventail de cours et de plates- formes censés initier aux langues. Les cours de MOOC (Massive open online course), de l’edX, de MIT et Udemy sont parmi les plus visités. Pourtant, malgré les avantages, dont un programme intense basé sur une approche ludique et l’interaction, ces cours n’aident presque pas à sérieusement avancer. Comme dans la traduction, où le dispositif Translate de Google n’assure qu’une conversion directe et sans nuances des mots, de même dans les études de langues, on reste au seuil de débutant et on se contente d’un outillage primaire et d’un lexique restreint.

Mais c’est mieux que rien. Les connaissances ainsi tirées du Net peuvent toujours servir de base pour développer des compétences plus amples, surtout si l’on enchaîne avec des cours « réels » et des enseignants «non- virtuels».

Constitutionnellement plurilingue, la Suisse propose un contexte on ne peut plus favorable à l’apprentissage des langues. Havre linguistique, elle estime à 10% la part de celles-ci dans son PIB, le plurilinguisme des cadres étant générateur de milliards de francs de valeur ajoutée.

 

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