L’argent ne nous pousse pas dans les bras d’un partenaire, mais est une thématique centrale au sein du couple.

8 décembre 2020

En Suisse, on dit souvent que parler d’argent ne se fait pas. Vraiment? Au sein des couples, en tout cas, on en discute ouvertement. C’est ce que révèle une enquête réalisée en Suisse alémanique pour le compte de la Banque Cler, visant à mieux comprendre la place de l’aspect financier chez les couples.

79% des personnes interrogées y accordent de l’importance et abordent régulièrement le sujet avec leur partenaire, en particulier les moins de 30 ans. De même, 91% connaissent exactement le salaire de leur moitié. En revanche, 86% des personnes interrogées déclarent que l’aspect financier n’a joué aucun rôle dans le choix de leur partenaire. Les hommes comme les femmes préfèrent de loin un partenaire qui sait maîtriser ses finances (96%). 55% du panel jugent que le partenaire qui gagne le mieux sa vie doit participer à la moitié des dépenses du ménage, pas plus. L’arrivée d’enfants vient tout chambouler: avec elle, les partenaires se concertent avant de faire de grosses dépenses (60%) et ouvrent un compte commun (66%).

Quelle place occupe l’argent au sein d’un couple ? Celui qui gagne le plus doit-il participer davantage aux dépenses communes? Pourquoi l’arrivée d’enfants vient-elle tout bouleverser? Pour répondre à ces questions, la Banque Cler a commandé un sondage en ligne à l’institut d’étude de marché Marketagent: entre le 22 et le 24 octobre 2020, 507 personnes âgées de 15 à 65 ans et résidant en Suisse alémanique ont été interrogées.

Dans les relations, l’argent s’invite souvent dans les discussions : une personne sur cinq estime que son ou sa partenaire ne gagne pas assez bien sa vie

Pour Gregor Eicher, responsable Marketing à la Banque Cler, ces résultats n’ont rien de surprenant: «Depuis plusieurs années, la Banque Cler encourage la population à parler d’argent plus souvent et plus ouvertement. Dans le pays le plus riche au monde, l’argent ne doit plus être un tabou. Je trouve cela formidable que 79% des personnes interrogées accordent de l’importance à cette question dans leurs relations et l’abordent sans complexe. Et il est tout aussi réjouissant de savoir que 86% des personnes ne se laissent pas influencer par le critère financier en choisissant leur partenaire.»

Les résultats du sondage indiquent une nette orientation : dans les relations, l’argent est un sujet de discussion central.

91% des personnes interrogées connaissent le salaire de leur partenaire et plus des trois quarts d’entre elles évoquent ce point dès les premiers mois d’une relation. Une maîtrise des finances plus transparente constitue un point essentiel: 96% d’entre elles jugent primordial que leur partenaire sache gérer son argent. Si le partenaire fait des dépenses jugées inutiles, la majorité (57%) lui en parle directement. Cependant, la discussion aboutit rarement à un conflit: pour plus de la moitié des personnes interrogées (56%), l’argent n’a jamais encore été une source de dispute au sein de leur couple.

Lorsqu’on leur demande si elles estiment que leur partenaire gagne assez bien sa vie, plus de la moitié des personnes interrogées (52%) répond par l’affirmative, tandis que 21% répondent non et près d’un quart n’y accorde pas d’importance.

Constat frappant de cette question, les femmes (56%) se jugent plus satisfaites du salaire de leur partenaire que les hommes.

«Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir»: à la loterie ou en vacances, dans un couple, la solidarité est de mise

Parler d’argent est essentiel, en particulier dans un couple. Mais comment se passent les choses quand vient le moment de partager? Celui qui gagne le plus doit-il aussi participer davantage aux dépenses communes?

Dans le cas d’un hypothétique gain à la loterie, les personnes interrogées sont presque unanimes: 95% d’entre elles le partageraient avec leur moitié, dont 17% à condition d’être mariés ou en partenariat enregistré.

Pour les successions, c’est une autre histoire: si deux tiers des personnes interrogées estiment qu’un héritage touché par leur partenaire ne leur revient pas, un tiers s’attend, au contraire, à profiter d’une partie de cette somme.

C’est en organisant des vacances ensemble que la plupart des personnes interrogées se montrent le plus solidaires. Si leur partenaire gagne moins bien sa vie et insiste donc pour limiter les dépenses ad hoc, près de la moitié d’entre elles (48%) s’adapte à son budget.

Les plus généreux se trouvent dans l’autre moitié du panel, près de 40% indiquant participer davantage aux dépenses dans ce cas et 12% se déclarant même prêts à prendre en charge la totalité des frais liés aux vacances.

Au vu de ces chiffres, il est d’autant plus intéressant de se demander combien de personnes jugent que celui qui touche le salaire le plus élevé doit participer davantage aux dépenses communes. Pour 55% des personnes interrogées, il n’en est pas question, car chacun paie toujours la moitié, un avis plus partagé par les hommes que par les femmes. Pour les 45% restants, celui dont le salaire est le plus élevé doit assumer une plus grande partie des dépenses. Cette fois-ci, les femmes sont les plus nombreuses à raisonner ainsi.

Les enfants transforment radicalement le rapport à l’argent

Lorsque l’on vit à deux, l’arrivée d’enfants vient tout chambouler, et notre sondage le montre bien. Dans les foyers sans enfants, près de 70% des personnes interrogées disposent de comptes séparés, tandis qu’avec des enfants, les couples gèrent leurs finances conjointement en totalité (40%) ou en partie (42%) et préfèrent les comptes communs (66%). Par ailleurs, les enfants semblent également influencer l’attitude quant à la répartition des dépenses communes: 60% des personnes interrogées qui élèvent des enfants déclarent que le partenaire qui gagne le mieux sa vie doit participer davantage aux frais du foyer. En revanche, la majorité des couples sans enfants (65%) s’en tiennent à une division équitable des dépenses communes. En cas de dépenses conséquentes, les couples élevant des enfants s’attendent tout particulièrement à se concerter avec leur partenaire avant de prendre une décision (60%).

«Ce sondage montre que l’argent est une question incontournable dans les relations et que les couples en parlent, qu’il s’agisse du salaire, des dépenses ou de la gestion des finances lorsqu’il y a des enfants. Cependant, il y a toujours une marge de progression. Pour nous, cette enquête constitue une chance d’inciter chacun à parler d’argent ouvertement, dans les relations comme dans tous les aspects de la vie. Ce n’est que de cette façon que chacun d’entre nous pourra aborder cette thématique sans crainte pour prendre les bonnes décisions en toute transparence», affirme Gregor Eicher en pensant aux défis à venir.

À propos du sondage en ligne

507 personnes âgées de 15 à 65 ans et résidant en Suisse alémanique ont été interrogées. Le sondage en ligne a eu lieu du 22 au 24 octobre 2020. Les résultats obtenus sont représentatifs pour la Suisse alémanique, le taux d’erreurs s’élevant à 2,7%.

Retrouvez l’ensemble de nos Communiqués ici

 

Recommandé pour vous