Le coronavirus

2 décembre 2020

Dès ses débuts, l’épidémie du coronavirus n’a pas cessé de tenir en haleine la planète entière. Jamais à notre époque, jamais dans ces décennies qui ont suivi la fin de la Seconde guerre mondiale et qui ont apporté la paix et une relative prospérité, on n’a connu un bouleversement aussi global, aux répercussions aussi universelles et colossales que celui qui se produit maintenant autour de nous et dont ne manquent pas de nous informer jour après jour, les médias – du plus modeste magazine à la chaîne de télévision la plus regardée.   

S’étant vite mobilisés, les gouvernements ont pris des mesures d’urgence afin de limiter la hausse de la mortalité. Ils ont également mis en place des mécanismes de soutien à l’économie. Pourtant, avec le rebond des nouveaux cas de contamination au Covid-19 et la tendance à perpétuation de l’épidémie, une bonne partie des mesures d’urgence prises cinq ou six mois en arrière, ont fini par faire partie de notre quotidien et par s’intégrer à une normalité dont les principaux paramètres restent, nous dit-on, à redéfinir et à adapter aux nouvelles conditions.

Les questions pourtant persistent, le sentiment de désemparement aussi. Dans l’absence prolongée d’un vaccin anti- Covid, on se demande quelles seraient les meilleures stratégies à opposer à la progression du virus. Le port du masque, le maintien des distances sont-ils vraiment efficaces ?

Même si elles ne le sont que dans un bien faible degré, ces mesures sont si faciles et aisées à respecter qu’elles resteront sans doute encore un certain temps en vigueur et la communauté des citoyens qui, très coopérative, a été assez prompte à les adopter, continuera, de toute évidence, à les appliquer fidèlement dans les semaines ou même les mois à venir.

Mais on peut espérer que, dans ce contexte de crise et de défi inédits, nous ne nous limiterons pas aux mesures préventives et défensives. Pas même aux règles purement sanitaires.  Plus qu’une lutte efficace contre la pandémie, c’est une redéfinition du modèle de société dans lequel nous vivons qui s’avère nécessaire, et cela d’une manière impérative. Beaucoup  d’énergie et de dynamisme, beaucoup d’imagination et de perspicacité visionnaire, de bonne volonté et de bon sens, doivent être mobilisés pour réussir cette transition sociétale. Mais si l’on ose l’entreprendre et si l’on la gère cette transition de manière à ne laisser personne au bord du chemin, elle nous conduira certainement à un monde qui, sans être platement égalitaire, aura toutes les chances à mettre fin à l’exclusion et à incarner plus pleinement  l’idéal que nous avons de justice et d’équité.    

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