Les formations continues sont-elles uniquement profitables aux employés ?

27 novembre 2011

Lorsqu’un individu a fini sa formation et rejoint une entreprise, il peut s’avérer encore utile pour lui de poursuivre sa formation en parallèle de son emploi. Aujourd’hui, les formations continues sont de plus en plus importantes, d’une part pour l’épanouissement de l’employé, qui acquiert de nouvelles techniques ou connaissances sur l’évolution de sa branche, mais aussi pour son avenir, car bon nombre de formations engendrent des augmentations de salaire, voire même des promotions.

Du côté de l’employeur, il n’est pas toujours évident de savoir si l’on doit laisser un employé aller à ses formations pendant les heures de travail, ni de décider s’il faut ou non participer à ses frais.

Légalement, il n’existe aucun congé obligatoire pour effectuer une formation. Néanmoins, la Suisse agit depuis quelques années dans le but de permettre à chacun de faire comme il l’entend. On ne peut pas « obliger » quelqu’un à faire un cours ou à suivre un séminaire de perfectionnement, mais on ne peut pas non plus interdire à quiconque d’en suivre en dehors de ses heures de travail, à moins qu’il ne soit plus à même d’effectuer ses tâches quotidiennes avec la précision habituelle.

Il faut avant tout voir les cours de perfectionnement comme un investissement et ce, du point de vue de l’employé comme de l’employeur. Le premier prendra garde à ne pas se surcharger avec des formations en plus de son travail quotidien et, surtout, de pouvoir suivre la formation jusqu’au bout en prenant le temps et en s’assurant de pouvoir la financer. Le patron devra lui d’abord regarder si cette formation apportera quelque chose au travail de son subordonné. Habituellement, il n’est pas très compliqué de se convaincre de l’utilité d’une formation reconnue, mais toutes ne le sont pas et certaines peuvent même paraître déplacées.

Si l’employeur en plus de donner son accord propose à l’employé de financer lesdits cours, il s’en suivra généralement, soit une prolongation du contrat, stipulant que l’employé ne peut s’en aller avant X années vu qu’il a pu profiter des cours et du temps pour préparer le ou les examens, soit alors de nouvelles responsabilités en rapport avec le séminaire suivi. Cela arrive souvent lorsqu’un employé décide de passer un brevet fédéral ou une maitrise. Ces cours étant très longs nécessitent des révisions et une longue préparation qui ne peuvent être convenablement menés à bien sans l’appui d’un supérieur. Les gains pour l’entreprise peuvent toutefois être bien plus élevés, grâce entre autre à l’échange d’informations qui se passe entre les employés d’un même domaine.

Quoiqu’il en soit, il existe pratiquement des cours dans toutes les branches professionnelles. Suivre un cours reconnu est plus louable en vue d’un emploi futur, mais de manière générale un candidat qui possède quelques lignes de plus sur son C.V est plus intéressant lors d’un recrutement car cela montre qu’il n’en a pas marre d’apprendre et qu’il est motivé par son travail.

Une formation peut tout de même s’élever à plusieurs milliers de francs, ce n’est donc pas à la portée de toutes les bourses, mais il faut aussi savoir investir justement si cela permet d’améliorer les conditions de travails de l’individu ou encore ses conditions de vie grâce à une augmentation de salaire ou un changement de poste.

Mais ne nous méprenons pas, un brevet fédéral n’est pas donné contre simple paiement des frais qui lui sont relatifs, il faut en plus de cela réussir l’examen et ce n’est pas facile. En tout cas, c’est à prendre au sérieux pour les entreprises comme pour les employés car cela peut leur être bénéfique à tous les deux. Les conventions collectives des diverses branches professionnelle peuvent bien souvent répondre à un grand nombre de questions au sujet des formations continues, des frais qui vont avec ou encore de la possibilité de s’y rendre.

Romain Wanner/ Rédacteur chez Le Monde Economique

 

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