Pari reussi pour Gianluca Caragnano, Directeur General de Caragnano & Cie SA

9 novembre 2018

« Adolescent, je n’avais aucune intention de reprendre l’entreprise familiale, probablement parce que j’avais vu à quel point mon père travaillait dur, et pourtant je l’ai fait », raconte Gianluca Caragnano, 41 ans, à la tête de l’entreprise éponyme spécialisée dans la peinture, plâtrerie, papier peint et stuzzo veneziano, qui emploie aujourd’hui 63 collaborateurs.

Après un CFC de commerce, Gianluca Caragnano rejoint une grande banque suisse. « Le secteur financier commençait à changer. Pendant mes vacances, je suis allé travailler avec mon père et j’ai eu une vision complètement différente du métier. J’ai trouvé ce monde très enrichissant et ce fut le déclic. » En 2001, il intègre l’entreprise familiale dont il reprend peu à peu la direction. « Aujourd’hui, mon rôle est celui d’un dirigeant, qui s’est formé sur le terrain. »

Très investi dans les milieux professionnels du bâtiment – il est trésorier de l’Association des peintres de Genève (GPG) -, Gianluca Caragnano a développé la formation des jeunes au sein de son entreprise avec, en moyenne, trois apprentis par année. « De manière générale, les résultats sont très satisfaisants, surtout ces dernières années. Nous avons même une apprentie que nous avons encouragée à passer une maîtrise fédérale et deux de nos collaborateurs poursuivent actuellement un CFC en cours du soir. Je pense qu’il faut donner les moyens à ses employés d’être bons dans leur domaine. Les entreprises ont un rôle social à jouer pour assurer la relève et les dirigeants en sont de plus en plus conscients. »

Si les apprentis en plâtrerie se font toujours plus rares car le métier, malgré une nette amélioration, reste physique et peu connu, ces dernières années ont été marquées par l’arrivée des filles dans le secteur de la peinture. « Leur intégration se passe sans aucune difficulté bien qu’il s’agisse d’un milieu essentiellement masculin », se félicite Gianluca Caragnano.

Père d’un petit garçon de 3 ans, Matteo, qui l’accompagne déjà régulièrement au bureau, Gianluca Caragnano ne rêve pas forcément de le voir un jour reprendre l’entreprise. « Il fera ce qu’il voudra, bien sûr, mais on s’oriente vers une période difficile avec la concurrence du marché, alors je ne lui en voudrai pas de choisir une autre voie.»

 

Recommandé pour vous