Pourquoi notre retard dans la mise en œuvre des technologies durables ? Par Sylvie Villa

26 février 2012

Entre les thèmes proches comme les énergies renouvelables, les Cleantech, et les Smart Grids, pourquoi avoir choisi de mettre le focus sur ce dernier ? La réponse est simple : Les énergies renouvelables et les Cleantech n’ont plus rien à démontrer. La preuve de faisabilité – scientifique et économique – des technologies qui nous permettront un avenir durable a été portée depuis belle lurette et cela dans presque tous les domaines.

La question qui reste par contre à résoudre est plutôt de savoir pourquoi elles n’ont pas un succès fulgurant. Disons-le d’emblée et sans fioritures : Les raisons en sont les rentes de situation et les inerties institutionnelles qui empêchent de façon consciente ou inconsciente que le marché joue de sa magie pour faire surgir le progrès.

La responsabilité de notre retard dans la mise en œuvre des technologies durables est dans la gigantomanie institutionnelle dans les secteurs de la production et de la distribution de l’énergie.

Le lobbying qui va avec a étouffé dans l’œuf toute tentative sérieuse pour développer les énergies renouvelables à grande échelle. On ne voulait en laisser qu’une part de marché anecdotique, un alibi et une feuille de vigne pour couvrir l’extrême modestie des activités vouées aux énergies renouvelables pendant le moratoire nucléaire.

Tant il est vrai que le ton des discours après le moratoire était sans équivoque : « On attendra que ça passe ! » … tellement ces gens étaient convaincus qu’il n’y avait pas d’autre issue, qu’ils étaient indispensables. Depuis Fukushima, il est de bon ton de dire cela à haute et intelligible voix. La recherche permettant un futur sans nucléaire est bien avancée.

Sylvie Villa collabore avec Le Monde Economique en qualité d’expert sur des thématiques liées au Smart Grid et à l’ingénierie.

 

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