Récente étude de la Commerzbank: en dépit de la crise du coronavirus, le développement durable constituera le thème décisif pour les entreprises suisses

18 juillet 2021

·         Presque 90% des entreprises considèrent le développement durable comme une opportunité de croissance et de compétitivité.

·         La crise du coronavirus n’a pas changé grand-chose à l’importance du développement durable. Seulement un peu plus de la moitié des entreprises interrogées suivent une stratégie concrète en matière de développement durable.

·         Jusqu’à présent, environ un quart (27%) des entreprises saisissent les opportunités du «Green Deal». 

·         Les incertitudes en matière de dépenses et de rendement représentent un obstacle pour la moitié d’entre elles; les banques doivent adopter une méthode de travail durable et apporter une information sur les moyens d’encouragement.

Le développement durable est le thème principal qui interpelle les entreprises suisses (PME à partir de 15 millions de CHF de chiffre d’affaires annuel). Les conséquences de l’actuelle pandémie de coronavirus n’y changeront rien. 81% des entreprises interrogées considèrent le sujet comme déterminant pour le maintien durable de la performance économique. Pour 86% des entreprises interrogées, le développement durable est nécessaire pour la viabilité future. La nouvelle étude de la Commerzbank Suisse intitulée «L’économie en pleine mutation: les opportunités du ‘Green Deal’» réalisée par l’entreprise d’études de marché forsa sur mandat de la banque présente diverses périodes d’enquête entre mars 2020 et mai 2021. 140 entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel égal ou supérieur à 15 millions de CHF ont été interrogées. Dans ce contexte, le terme n’est pas utilisé seulement comme synonyme de protection du climat et de l’environnement. Les trois quarts des entreprises interrogées comprennent qu’il s’agit d’un accord entre l’écologie, l’économie et la responsabilité sociale. Les entreprises envisagent de manière en principe optimiste les enjeux qui en découlent. 89% d’entre elles s’estiment bien préparées à une gestion d’entreprise durable.

Des stratégies de développement durable concrètes pour seulement la moitié environ des entreprises

En dépit de la grande importance du sujet, seules quelque 54% des entreprises mettent déjà en œuvre une stratégie de développement durable. Pour 24% entreprises supplémentaires, elle est en cours de planification. Par rapport à l’Allemagne, la Suisse est ainsi en avance en termes de développement stratégique (54% contre 43%). La pandémie n’a pas eu beaucoup d’effets sur la stratégie de développement durable des entreprises suisses. 68% d’entre elles s’y tiennent sans changement, 16% développent encore les mesures. Seules 16% d’entreprises souhaitent encore décaler la mise en œuvre de certaines mesures.

Des hésitations également dans la recherche de nouveaux champs d’activités

27% des entreprises interrogées indiquent avoir déjà intégré et développé de nouveaux champs d’activités. La majorité (86%) le réalisent en coopération avec leurs clients. 8% des entreprises interrogées sont encore en quête de nouveaux champs d’activités, 4% en revanche ne prévoient aucun changement. «Il existe encore ici un vrai potentiel de progression. Notre but est donc d’apporter à nos clients un conseil complet, prenant en compte un modèle commercial durable de notre point de vue de partenaire bancaire, et en particulier pour inspirer de nouvelles impulsions commerciales», explique Marc Steinkat, CEO de la Commerzbank Suisse.

L’engagement en faveur du développement durable est en thème d’image important

Les opportunités des mesures de développement durable sont fortement liées à l’efficacité auprès du grand public pour la plupart des entreprises. La majorité d’entre elles (90%) voit ici une possibilité de soigner son image et de renforcer la responsabilité sociale (87%). Environ les trois quarts des entreprises sont sûres que cela renforcera ainsi également leur attractivité en tant qu’employeurs et la fidélisation de la clientèle. En revanche, la conquête de nouveaux champs d’activités (58%), mais aussi d’autres facteurs entrepreneuriaux essentiels tels que l’acquisition ou la fidélisation d’investisseurs(26%) ou une meilleure notation pour l’octroi de crédits (23%) se classent nettement en retrait. Interrogées sur les mesures déjà mises en œuvre, les entreprises citent des thèmes plutôt classique et orientés vers l’efficacité, par exemple le recyclage, les économiques de matériel consommable ou l’optimisation des procédures de travail. Aujourd’hui, déjà 43% des entreprises interrogées mettent en œuvre les mesures dans le domaine de l’économie circulaire. Elles sont seulement 33% en Allemagne. Au total, la disposition à investir est forte. Une bonne moitié des entreprises a développé davantage ses investissements en matière de développement durable au cours des deux dernières années.

Les entreprises voient des obstacles: il est difficile d’évaluer les dépenses et le rendement

L’étude considère également les obstacles. A la question de savoir pourquoi les entreprises sont réticentes aux mesures de développement durable, plus de la moitié d’entre elles (61%) invoque les incertitudes lorsqu’il s’agit de calculer les dépenses et le rendement. Elles sont 45% à citer une charge de travail générale trop élevée.

La banque doit adopter un comportement modèle et proposer des produits durables

Les entreprises interrogées attendent de leur banque qu’elle travaille elle aussi de manière durable. Durant la crise, le besoin de produits de financement durables, par exemple des crédits d’encouragement, se maintient. Les investissements et les possibilités d’investissements durables ainsi que le conseil relatif aux thèmes du développement durable sont également souhaités. «Pour ce thème, il faut très clairement des banques, raison pour laquelle nous développons en continu notre offre de solutions durables pour les investissements, les financements et les placements. Déjà actuellement, nous disposons d’une grande expertise pour de nombreux aspects de la durabilité, par exemple dans le domaine des Green Bonds, des financements écologiques ou encore s’agissant des droits d’émission», explique Marc Steinkat.

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