Tesla tousse, le Valais industriel phosphore

30 juillet 2019

Par Eric Balet – Président Avenir Industrie Valais/Wallis

Avenir Industrie Valais/Wallis mène actuellement des réflexions sur une vision industrielle à l’horizon de 2030. Elle propose que le Valais accueille la future usine de fabrication de batteries pour le géant de l’industrie automobile électrique TESLA.

Les mauvais résultats de Tesla

Les résultats du géant américain des voitures électrique ne sont pas bons. Au 2ème trimestre 2019, la perte annoncée est d’un demi-milliard de dollars. L’action du groupe a plongé de 10 % hier. Pourtant la capacité de production du groupe a augmenté sensiblement à près de 95’000 véhicules produits au 2ème trimestre avec en point de mire l’objectif d’en produire 10’000 par semaine à la fin de l’année, soit près de 400’000 véhicules pour 2019.

Ces mauvais résultats n’entachent pas vraiment l’ambition du groupe, et Elon Musk souhaite construire une usine de fabrication de batteries géantes en Europe, d’ici la fin de l’année. Et là, il faut tout mettre en œuvre pour que le Valais soit sur les rangs des sites potentiels. Pour mémoire, le modèle 3 de Tesla était numéro un des ventes en mars 2019 (toutes types de motorisation confondues) en Suisse, en Norvège et au Pays-Bas.

Pourquoi en Valais ?

Inutile de rappeler à ce stade le positionnement de nos hautes écoles et de l’EPFL dans le domaine de l’énergie, ni de se remémorer les développements en cours au centre Electromobilis à Martigny pour le stockage par mégabatteries de l’énergie. Nous avons les compétences nécessaires (professeurs, doctorants, chercheurs) pour justifier que nous parviendrons à maîtriser la problématique technique.

En termes de positionnement, le Valais est synonyme de nature préservée, d’air pur et de tourisme, toutes valeurs qui se marient bien avec la notion de batteries électriques, sans parler de nos barrages et de nos industries chimiques (Tesla commercialise une batterie au Lithium). Les exemples d’hébergements touristiques qui, chez nous, allient tourisme et mobilité électrique ne manquent pas.

Le Valais et l’hyperloop de Musk

M. Musk n’est pas étranger aux compétences suisses, il vient de poser avec un groupe de chercheur de l’EPFL, ayant participé à l’hyperloop. Cette manifestation, imaginée par Musk, est une compétition entre centres de recherche pour faire circuler une navette dans un tube pratiquement sous vide, le plus rapidement possible. Cette année l’EPFL finit 3ème et l’EPFZ 2ème. Donc Musk connaît la Suisse et ses compétences techniques.

A noter également que les CFF vont tester un hyperloop en Valais, à Collombey-Muraz, pour faire circuler des trains à près de 900 Km/h. A priori donc, Musk et le Valais devrait faire bon ménage.

Claude Nicollier, notre célèbre astronaute, pourrait jouer les bons offices, car Musk dirige également SpaceX, active dans le transport de fret vers la station orbitale ISS. Et notre Conseillère Fédérale Viola Amherd a mandaté le Vaudois récemment, pour analyser nos futurs avions de combats. Tout est là pour bien faire.

Une vision industrielle 2030

Proposer des sujets de réflexions et promouvoir des projets phares, c’est un des objectifs (parmi une trentaine) que s’est fixée l’association dont la vision est une industrie créatrice d’avenir, connue et reconnue pour son expertise, son agilité et son engagement pour une économie circulaire.

Les enjeux liés à la maîtrise du stockage de l’électricité ne concernent pas seulement les transports mais également l’ensemble des installations hydro-électriques, bien présentes dans le canton.

Le tout pourrait être couronné par l’organisation d’un grand prix formule E en Valais, qui serait l’occasion d’offrir une vitrine originale aux compétences développées et de faire la promotion d’une électro-mobilité grand public.

Tout un programme, qu’Avenir Industrie Valais/Wallis souhaite partager avec le plus grand nombre.

 

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