Bruxelles, carrefour où l’ancien et le contemporain se donnent rendez-vous

23 septembre 2026

Bruxelles, carrefour où l’ancien et le contemporain se donnent rendez-vous

Photo © Olivier Pirard

Du 24 au 31 janvier 2027, la BRAFA Art Fair réunira à Brussels Expo 150 galeries venues de 18 pays, dans une édition marquée par l’entrée de nouveaux acteurs internationaux et l’accueil du Musée d’Ixelles comme invité d’honneur.

À plusieurs mois de son ouverture, la 72e édition de la BRAFA affiche déjà complet. Cent cinquante exposants, dix-huit nationalités, vingt-sept disciplines : les chiffres, à eux seuls, disent la place qu’occupe désormais la foire bruxelloise dans le calendrier international du marché de l’art. Mais c’est surtout la composition de cette liste qui retient l’attention. Selon Klaas Muller, président de la BRAFA, l’édition 2027 se distinguera moins par l’ampleur de sa scénographie que par la qualité de ses nouveaux venus, plusieurs galeries de premier plan sur la scène internationale y exposeront pour la première fois, renforçant au passage la présence de l’art ethnique, de l’art ancien et du design.

Londres s’invite ainsi avec Waddington Custot, référence des maîtres nabis et du photoréalisme, tandis que Bruxelles accueille Stems Gallery et son regard porté sur la scène américaine émergente. L’art asiatique gagne du terrain avec deux adresses parisiennes tournées vers le Japon, la Galerie Tiago et son cabinet de curiosités, Guillaume Castellano et sa sélection d’objets choisis pour leur valeur esthétique. Les maîtres anciens, eux, voient arriver trois nouvelles galeries : W. Apolloni – Laocoon depuis Rome et Londres, la néerlandaise Argento Gallery spécialisée dans le portrait hollandais du XVIIe siècle, et la turinoise Caretto & Occhinegro, experte en peinture flamande et allemande. Fait plus inattendu, la BRAFA ouvre pour la première fois ses portes à l’horlogerie vintage, avec l’arrivée de la maison milanaise Bernardini Milano.

Cette diversification ne se fait pas au détriment de la fidélité : la très grande majorité des exposants de 2026 renouvellent leur engagement, et plusieurs noms marquants font leur retour, de Stoppenbach & Delestre à l’Opera Gallery genevoise, en passant par LUDORFF et son expertise de l’expressionnisme allemand. Une continuité qui, année après année, ancre un peu plus la foire parmi les grands rendez-vous généralistes du marché européen.

Photo © BRAFA

L’événement de cette édition tient cependant ailleurs. Pour la première fois de son histoire, la BRAFA accueille un musée belge comme invité d’honneur : le Musée d’Ixelles, qui célébrera en mars 2027 sa réouverture après dix années de travaux. Riche de près de 15 000 œuvres consacrées à l’art belge du XIXe siècle à nos jours, l’institution y présentera une sélection puisée dans ses collections, de Gust De Smet à James Ensor, en passant par Toulouse-Lautrec et Alfred Stevens. « Rouvrir, c’est relier », résume sa directrice-conservatrice Claire Leblanc, qui voit dans cette réouverture l’occasion de faire dialoguer patrimoine et création vivante. Klaas Muller, de son côté, évoque une conviction partagée entre les deux institutions : c’est dans la rencontre que l’art prend toute sa force.

Au-delà des stands, la BRAFA continue d’étoffer son offre expérientielle. Conférences et rencontres rythmeront la semaine, entre les KBF Art Talks portés par la Fondation Roi Baudouin et les BRAFA Art Talks, sans oublier les présentations flash organisées par le Musée d’Ixelles autour de son propre stand. Le Palais 8, dédié à la gastronomie et inauguré avec succès l’an dernier, retrouvera ses adresses, de la cuisine italienne de Giovanni Bruno à l’Oyster Bar. De quoi confirmer, s’il en était besoin, qu’à la BRAFA la visite ne se limite jamais à la seule contemplation des œuvres.

Rendez-vous est donné du 24 au 31 janvier 2027, de 11h à 19h, à Brussels Expo — avec une nocturne le jeudi 28 janvier jusqu’à 22h.

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