Photo © Qibud
Par Estelle Richard
Avoir une stratégie ne suffit plus. Ce qui distingue aujourd’hui les entreprises performantes, c’est leur capacité à l’exécuter rapidement, clairement et collectivement. C’est le pari que relève Qibud, une entreprise suisse qui transforme la stratégie en mouvement permanent, en dotant les PME d’outils et de méthodes pour passer enfin de l’intention à l’action.
De la stratégie à l’action
Fondée et dirigée par Gilles Ruffieux, Qibud est une entreprise suisse qui opère à l’intersection du conseil stratégique et de la technologie. Sa mission : permettre aux PME d’exécuter leurs priorités stratégiques plus rapidement et plus efficacement. « Aujourd’hui, une entreprise qui met six mois à transformer une décision en résultat concret ne rate pas juste une opportunité, elle prend du retard sur un marché qui, lui, n’a pas attendu. La vélocité stratégique est devenue une question de survie », affirme Gilles Ruffieux. Dans un environnement marqué par l’instabilité géopolitique, l’accélération numérique et l’intensification de la concurrence, l’agilité des entreprises s’impose désormais comme un avantage compétitif majeur.
Pourtant, selon plusieurs études internationales sur l’exécution stratégique, notamment celles de McKinsey et du cabinet Bridges Business Consultancy, moins d’une organisation sur dix parvient à mettre en œuvre sa stratégie avec succès. Les plans existent, parfois brillamment conçus mais leur exécution se dissout dans le quotidien opérationnel.
Le diagnostic de Qibud est pragmatique : une organisation peut perdre entre 20 et 25 % de son potentiel de performance du seul fait d’un défaut d’alignement interne. Trop de projets simultanés, trop peu de priorités clairement hiérarchisées, des équipes mobilisées sur des objectifs secondaires pendant que les sujets critiques manquent de ressources. « Dans les entreprises, on ne manque pas d’engagement mais on manque souvent de focalisation et de priorité », résume Gilles Ruffieux.
Face à ce constat, Qibud rompt avec les approches traditionnelles du conseil, audit prolongé, rapport volumineux, plan d’action étalé sur plusieurs années, pour privilégier l’impact immédiat. Au cœur du dispositif se trouve une plateforme technologique développée par Qibud et qui permet à l’entreprise de cartographier en temps réel la contribution des équipes aux objectifs stratégiques. C’est ici que Qibud AI intervient avec une approche radicalement différente de l’intelligence artificielle en entreprise. Au lieu de simplement lire des documents comme les outils IA classiques, la plateforme s’appuie sur un graphe de connaissance natif qui connecte toutes les données opérationnelles entre elles (projets, équipes, objectifs, risques), sans nécessiter d’entraînement ni de préparation de données coûteuse. Résultat : l’IA comprend la structure réelle de l’organisation et ses conséquences en chaîne, pas juste des mots-clés. Pour les entreprises, cela signifie des décisions plus rapides, une exécution 20 fois plus véloce, et une IA explicable et contrôlable à un coût 10 à 50 fois inférieur aux approches traditionnelles.
« Ce que Qibud propose n’est pas une méthode supplémentaire à ajouter à l’arsenal managérial, c’est un changement de dynamique. Une bascule. Celle d’une organisation qui ne subit plus la complexité, mais qui la structure, la prioritise et l’exécute rapidement. »
Là où le reporting traditionnel constate les écarts avec plusieurs mois de retard, la méthode Qibud offre une lecture immédiate des déséquilibres : surinvestissement sur un objectif secondaire, absence de pilote sur une priorité clé, dispersion des ressources. Cette transparence transforme profondément la manière dont les comités de direction arbitrent, en substituant des données actualisées aux perceptions subjectives.
Comment passe-t-on concrètement d’un constat d’alignement défaillant à une organisation qui exécute ? C’est là que la méthode Qibud prend tout son sens. Non pas comme une recette universelle, mais comme une architecture pensée pour répondre aux trois défaillances les plus fréquentes que Gilles Ruffieux observe dans les entreprises qu’il accompagne :
En premier lieu, le temps. Dans la plupart des organisations, les projets stratégiques sont pensés sur des horizons de deux à trois ans. Un rythme qui, dans un environnement instable, conduit inévitablement à l’obsolescence des plans avant même leur aboutissement. Qibud rompt avec cette logique en structurant l’exécution en cycles courts de six semaines, inspirés des méthodologies agiles. Chaque cycle a une obligation simple mais exigeante : produire un résultat tangible et mesurable. Pas une étape intermédiaire, pas un livrable partiel mais un résultat. Cette discipline du temps court transforme la stratégie en action concrète.
« Une entreprise qui met six mois à transformer une décision en résultat concret ne rate pas juste une opportunité, elle prend du retard sur un marché qui, lui, n’a pas attendu. La vélocité stratégique est devenue une question de survie. »
En deuxième lieu, la dépendance externe. C’est sans doute le pilier le plus contre-intuitif et le plus structurant. Qibud refuse de devenir un prestataire dont les clients ne peuvent plus se passer. Dès le lancement de la démarche, l’entreprise exige l’identification de « champions » internes : des collaborateurs choisis, formés et accompagnés pour devenir les véritables moteurs du changement au sein de leur organisation. L’objectif est explicite : la dynamique doit appartenir à l’entreprise, pas au consultant. « Nous sommes là pour mettre la machine en route, pas pour la faire tourner à la place des équipes », affirme Ruffieux. Une posture rare dans un secteur où la récurrence clients repose souvent sur l’inverse.
La dispersion des efforts, enfin. Trop d’initiatives tuent l’exécution. C’est l’un des paradoxes les plus constants dans les organisations ambitieuses : plus elles multiplient les projets, moins elles avancent sur ce qui compte vraiment. Qibud impose une discipline rigoureuse du « less is more » en réduisant délibérément le nombre d’initiatives actives pour concentrer les ressources sur celles qui servent directement les objectifs majeurs. Cette sélectivité produit un double effet : elle accélère l’exécution sur les priorités réelles, et elle réduit la fatigue organisationnelle, ce mal silencieux qui érode l’engagement des équipes bien avant que les indicateurs ne l’affichent.
« Qibud rompt avec les approches traditionnelles du conseil : audit prolongé, rapport volumineux, plan d’action étalé sur plusieurs années, pour privilégier l’impact immédiat. »
Pour une entreprise générant 10 millions de francs de chiffre d’affaires par exemple, récupérer ne serait-ce que 10 % de performance stratégique en six mois constitue un levier de rentabilité exceptionnel. Peu d’investissements offrent, à horizon aussi court, un impact aussi direct sur la création de valeur. Il ne s’agit pas d’augmenter artificiellement les ventes ou de réduire brutalement les coûts, mais de corriger une perte silencieuse : celle liée à la dispersion, aux priorités floues et aux ressources mal alignées. Mais la véritable force de l’approche développée par Qibud dépasse la seule logique financière. Ce que l’entreprise propose n’est pas une méthode supplémentaire à ajouter à l’arsenal managérial, c’est un changement de dynamique. Une bascule. Celle d’une organisation qui ne subit plus la complexité, mais qui la structure, la prioritise et l’exécute rapidement.
Réduire la dispersion, focaliser les priorités, libérer le potentiel : telle est la promesse tenue par Gilles Ruffieux et son équipe. Qibud ne vend ni un rapport de plus, ni une méthode abstraite mais elle offre aux PME suisses un levier concret pour transformer l’énergie déjà présente en performance mesurable.
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