Perspective 2021 par Hubert Antoine: « Dans cette crise sanitaire, le pire est devant nous »

25 janvier 2021

Hubert Antoine – Administrateur délégué AEVIS VICTORIA SA

Ni corona-sceptique et encore moins complotiste, positif par nature, je vois, au-delà des difficultés apparentes, des occasions de rebondir, d’aller de l’avant. Cependant, la crise économique générée par les mesures sanitaires nourrit mon inquiétude, en particulier pour le tourisme et l’hôtellerie qui sont des piliers de notre pays. En cela, je ne comprends pas les mesures dont les effets collatéraux se sont déjà révélés pires que le mal. Leur maintien à l’approche de la saison d’hiver porterait un coup fatal à cette activité et tout ce qui en dépend.

En effet, si la crise sanitaire est sous contrôle, économiquement, le pire est devant nous. Sans RHT, 30 % à 40 % du personnel de l’industrie des loisirs serait aujourd’hui au chômage ; la politique des quarantaines, qui laisse les zones frontalières ou réside l’essentiel du risque ouvertes, a pour seul effet l’asphyxie du pays. Ce secteur d’activité est vital pour d’autres comme l’horlogerie, l’évènementiel, le commerce en général et même certains secteurs de l’éducation, qui n’arrivent plus à placer leurs stagiaires. Au final, toute l’économie finira par être affectée.

Le COVID existe bien et il est dangereux. On le voit ces jours, il y a des poussées épidémiologiques mais notre système sanitaire a prouvé qu’il est efficace. Les hôpitaux publics et privés ont tiré les leçons de la crise. Chacun des acteurs sanitaires, doit améliorer sa flexibilité, entrainer ses troupes, les former et s’équiper correctement. Avec l’arrivée de l’hiver et l’augmentation des infections, la population doit redoubler de prudence et les personnes à risque se protéger. Mais nous savons aujourd’hui faire face, soigner les malades, réduire la mortalité. Par contre, il est urgentissime d’admettre que les dégâts économiques et sociaux sont immenses et qu’il faut en finir avec ce climat anxiogène. Rien ne sert de contraindre la population, il faut l’informer, l’éduquer et faire confiance au libre arbitre…  

Il est trop tard pour être pessimiste !

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