Par Christophe Pouchoy, Gérant, LFDE

Ils seront un million d’ici 2030, 3 milliards en 2060, selon un rapport de Bank of America[1]. Les robots humanoïdes, thématique ayant déjà trouvé un écho en Bourse, ouvrent des opportunités d’investissement et des perspectives vertigineuses.
L’essor des humanoïdes constitue l’un des vecteurs structurants de la croissance de la robotique, une industrie portée par des modèles d’IA, des batteries et des capteurs toujours plus performants. Les projets se multiplient : Amazon a annoncé en mars dernier le rachat d’une start-up à l’origine d’un humanoïde domestique, l’entreprise chinoise UBTech vient de nouer un partenariat avec une filiale du groupe allemand Siemens visant à déployer de nouveaux humanoïdes. L’industrie et bien d’autres secteurs bénéficieront selon nous de cette révolution.
Si la programmation des humanoïdes résultait jusqu’ici de nombreuses lignes de codes, l’IA physique s’intègre aujourd’hui directement dans les robots, leur permettant ainsi de s’adapter à leur environnement grâce à des capteurs, qui analysent les données recueillies pour raisonner et agir dans le monde réel. L’IA physique constitue le cerveau de la robotique. Selon Barclays, le marché de l’IA physique pourrait représenter 500 à 1400 milliards de dollars d’ici 2035.
Levier de productivité, la robotique pallie le déclin de la main d’œuvre mondiale et révolutionne bien des secteurs, de la logistique à l’agriculture. Et l’usine du future, automatisée, existe déjà, avec plus de 4,5 millions de robots industriels à travers le monde, et une croissance de 540 000 nouveaux robots installés en 2024, un record[2]. Le marché de la robotique médicale, par exemple, forgée par des pionniers comme Intuitive, Stryker et Thermo Fisher, devrait atteindre 138,5 milliards de dollars en 2034[3]. Celui des véhicules autonomes, les robots-taxis, est quant à lui estimé à plus de 2 000 milliards en 2040[4].
A cela s’ajoute la robotique humanoïde dont l’usage émerge au sein des industries. Le Suédois Hexagon a ainsi développé Aeon, son humanoïde qui intègre plusieurs solutions de Nvidia. Capable de réaliser une large gamme de tâches, la sélection ou l’inspection d’objets, Hexagon prévoit son développement dans le secteur industriel.
Les nouveaux acteurs, capables de concevoir des solutions rentables d’IA robotique humanoïde, auront un rôle majeur dans son adoption à l’échelle mondiale. Le segment des humanoïdes est aujourd’hui dominé par la Chine où 85% des robots humanoïdes développés dans le monde en 2025 y sont installés. Le pays en fait une priorité nationale et multiplie les fleurons, comme UBTech Robotics, Agibot, qui prévoit son entrée en Bourse en 2026, Xiaomi, BYD, ou encore le leader du secteur, Unitree Robotics, qui a livré près de 5 500 unités en 2025. Les technologies utilisées pour ces robots et les véhicules autonomes étant similaires, les acteurs américains comme Tesla, se positionnent sur les deux sous-segments. En Europe, où la tradition industrielle est ancienne, l’adoption est le fait de grands groupes, à l’instar d’Airbus, qui les utilisent pour transformer leurs sites de production ou rendre leurs produits plus intelligents.
L’essor des robots humanoïdes dans l’économie réelle devrait s’accélérer au fur et à mesure de la baisse de leur coût de production, 50 000 dollars en moyenne aujourd’hui contre 1,5 million il y a 5 ans. Equivalente à celle de l’automobile, cette révolution ouvre des opportunités de long terme que nous visons à capter avec notre stratégie Echiquier Robots and Humanoids.
Disclaimer : Ces données, opinions, secteurs et valeurs sont fournis à titre d’information et ne constituent ni une offre d’achat, ni un conseil en investissement ni une analyse financière. Le fonds est principalement exposé au risque de perte en capital, risque action, risque de change, risque pays émergents, risque lié à la gestion discrétionnaire. Pour plus d’informations veuillez consulter les documents réglementaires sur www.lfde.com. L’attention de l’investisseur est attirée sur le fait les parts/actions présentées pourraient ne pas être ouvertes à la commercialisation dans son pays.
[1] Mars 2025
[2] Fédération Internationale de la Robotique, 2024
[3] Vantage Market Research, 2024
[4] Id., 2024
Retrouvez l’ensemble de nos articles Economie