Nicolas Meylan la passion et la rigueur au service d’un parcours professionnel aussi riche qu’intense

6 novembre 2019

Par Eric Varin

Certaines rencontres restent gravées dans les mémoires, et celle avec Nicolas Meylan en fait incontestablement partie. En quelques mots, il a réussi à nous transmettre l’enthousiasme et la passion qui l’animent dans l’exercice d’un des métiers les plus difficiles : directeur d’un hôtel haut de gamme.

À la tête du Mövenpick Hôtel & Casino, un établissement 5 étoiles situé à Genève, Nicolas Meylan a bien voulu répondre à nos questions et revenir sur son parcours professionnel. Une vocation dont l’origine est ancienne, puisque Nicolas Meylan nous explique : « Très jeune, lorsque je voyageais, je rêvais en visitant des palaces et des grands hôtels. Le cadre et le milieu me passionnaient déjà. » C’est donc naturellement qu’il s’engage dans des études destinées à lui permettre de concrétiser ses rêves et ses aspirations. À l’issue de cette formation exigeante, et titulaire d’un MBA (ESSEC- PARIS 1986), il rejoint le groupe Méridien. « J’avais l’ambition non seulement de gérer ces établissements hôteliers mais aussi de voyager à travers le monde. C’est donc aux États-Unis que j’ai vécu mes premières expériences. »

C’est aux États-Unis que j’ai vécu mes premières expériences

Un choix qui permet à Nicolas Meylan de travailler à Houston, à la Nouvelle-Orléans ou encore à Boston. « Dans l’univers de l’hôtellerie haut de gamme, l’Amérique du Nord en général et les États-Unis, en particulier, constituent un passage nécessaire. Et j’ai pris beaucoup de plaisir dans cette expérience, d’autant plus qu’elle m’a permis de côtoyer des collaborateurs et des personnes de très grande valeur. » Une opportunité permet, quelques années plus tard, à Nicolas Meylan de rejoindre le groupe Intercontinental, au sein duquel il évoluera successivement au Grand Hôtel de Paris, au Hyde Park de Londres et à l’Intercontinental de Bruxelles. « Chaque endroit est unique, mais je dois bien avouer que diriger un hôtel à Paris reste une expérience forte. Paris, une des plus belles villes du monde, autant dire que j’en garde des souvenirs impérissables. » C’est en 2010 qu’il rejoindra Genève pour prendre la direction de l’hôtel 5 étoiles Mövenpick Hôtel & Casino.

C’est avec passion que Nicolas Meylan a évoqué ce parcours professionnel. « Si j’ai choisi volontairement de m’expatrier au début de ma carrière, c’est également par choix que je suis revenu sur le Vieux Continent, à Paris, Londres et Bruxelles. C’est avec plaisir que je suis désormais à Genève, car si j’ai toujours été passionné par l’hôtellerie haut de gamme, je suis également très attaché à mes racines jurassiennes. » De là à dire qu’il avait, dès le départ, cette ambition de concilier ses deux centres d’intérêt, il n’y a qu’un pas. Nous avons voulu savoir quels souvenirs marquants il conservait de son parcours. « Je garde un souvenir particulier des deux ouvertures d’hôtels, auxquelles j’ai participé à Coronado, en Californie et à Bruxelles. C’est une expérience enrichissante de collaborer à la création d’un lieu, à l’élaboration et à la formation d’une équipe. » Et il ajoute aussitôt : « Les rencontres avec les clients mais aussi les relations avec mes collaborateurs, voilà la grande richesse de ce métier. »

L’hôtellerie haut de gamme, une école de la rigueur et de l’exigence

Attaché à ces relations humaines, c’est encore passionnément qu’il nous répond quand on veut connaître les spécificités de l’hôtellerie de luxe : « Le souci du détail fait partie des fondamentaux, mais l’essentiel réside encore et toujours dans le choix des hommes et des femmes qui vont faire vivre le lieu et satisfaire les attentes des clients de passage. Il faut aussi savoir s’adapter aux différences culturelles. Une personne venant d’Amérique du Nord n’a pas les mêmes exigences qu’un Asiatique. L’adaptabilité, c’est à la fois une contrainte au quotidien, mais aussi un plaisir et une richesse pour notre profession. »

On comprend mieux pourquoi il a tenu à nous préciser dès le début de notre conversation : « On ne peut pas travailler dans ce milieu sans être passionné. » Et Nicolas Meylan a démontré qu’il n’en manquait pas, ce qui lui a également permis de surmonter les profondes transformations de ces dernières années. « Au cours de ma carrière, j’ai vu se généraliser le fax et le télex, avant qu’ils ne disparaissent au profit d’Internet. Aujourd’hui, le digital a quelque peu modifié nos façons de travailler puisqu’une partie non négligeable des réservations se fait en ligne. En revanche, les attentes des clients vis-à-vis des hôtels de luxe, elles, ne changent guère. »

Chaque endroit est unique, mais je dois bien avouer que diriger un hôtel à Paris reste une expérience forte

Avant de remercier Nicolas Meylan de nous avoir consacré un temps, nous lui avons demandé de nous préciser sa vision de l’avenir de l’hôtellerie haut de gamme à travers le monde : « Je suis très optimiste et confiant dans l’avenir. En effet, les gens voyagent de plus en plus, et souhaitent vivre de nouvelles expériences. L’hôtellerie haut de gamme en est une. Nous pouvons donc satisfaire ces attentes de plus en plus nombreuses. »

 

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