Dans un monde idéal

14 novembre 2018

Dans notre société moderne qui encourage l’ultra- individualisme tout en érigeant en valeur essentielle la poursuite du profit personnel, nous sommes de plus en plus convaincus que notre course au succès doit s’effectuer sur une voie totalement libre, sur une piste où n’interfère aucun autre concurrent. Dans le meilleur des cas, nous avons du mal à accepter l’exigence de jouer fair- play et celle d’assumer dignement les conséquences de nos actes. Nous ne concevons plus les devoirs et les responsabilités comme allant de pair avec nos droits et refusons que ces derniers s’arrêtent là où commenceraient les droits des autres.

Il est temps de regarder les failles de notre société et, sans réintégrer des postulats anciens et dépassés, trouver en nous l’audace de prendre un virage nouveau et nous tourner vers d’autres modes d’agir et de penser.

Mais comment, sans imposer des lois et des contraintes, tenter à renouveler les consciences, réajuster la symétrie brisée des droits et des devoirs, ré- insuffler le sens des grandes responsabilités ?

L’exemple doit venir d’en haut.

Qui mieux que les élites dirigeantes peut annoncer la couleur ? N’est-ce pas toujours la tête qui régit le reste du corps  – elle qui communique aux membres et aux organes les bonnes impulsions et les justes mouvements ?

C’est donc des élites qu’on attendrait le bon exemple – l’exemple positif, instructif et constructif.

 Alors Mesdames et Messieurs, vous tous qui faites partie de ces personnages publics, rappelez-vous bien ce devoir d’exemplarité et, mettant de côté vos égos, agissez comme une vraie force d’impulsion et comme facteur premier de changements majeurs !

Afin qu’on puisse continuer à croire en l’avenir.

 

Recommandé pour vous