Stéphane Oberson : un artisan gourmand qui donne du goût à la vie

22 novembre 2018

Il en donne du goût à la vie, ce chevalier du bon pain, défendant à travers son entreprise les valeurs et l’exigence d’un savoir-faire artisan avec des produits et services de qualité. Goûtez donc sa «Rolinette» – un pain maison longue fermentation à la fois simple, rustique avec une croûte craquante et un cœur mœlleux – nommée ainsi en l’honneur de son père Roland, dit Rolinette. Quel régal! Ou bien alors rabattez-vous sur son trop fameux pain aux fruits avec plus de 20 heures de fermentation. Tous les pains de sa production sont pétris avec de la farine certifiée «  Genève ou Suisse » exclusivement. En dessert, goutez au moins une fois à son irrésistible « Blanc-Désir », un avant-goût de Paradis s’il existe.

L’histoire de la boulangerie Oberson est aussi celle d’une passion familiale transmise au fil des générations. Lorsque en 1951, Edmond Oberson, déjà fils de boulanger quitte la basse ville de Fribourg pour s’installer à Meyrin-Village dont il reprend la petite boulangerie. Son fils Roland lui succède en 1962 et déménage la boulangerie sur la place du village pour l’agrémenter d’un salon de thé. En 1990 c’est au tour de Stéphane, son fils, de reprendre les rênes de l’entreprise familiale. Celle-ci compte aujourd’hui 5 boulangeries/pâtisseries/confiseries/tea-room. Et, avec un laboratoire ultra-moderne installé à Vernier, il emploie près d’une soixantaine de professionnels, vente, service et production confondus, qui lui sont fidèles pour la moitié d’entre eux depuis plus de quinze ans.

Fort d’un parcours et d’une formation riche en découvertes, Stéphane, a commencé par un apprentissage de pâtissier/confiseur chez Boccard à Rolle. Il a par la suite travaillé à Morat, en Argovie et à Genève avant de reprendre l’affaire familiale. Cela lui a donné le goût d’une formation de qualité où, rigueur et précision sont les maîtres mots. C’est ce qu’il s’emploie à transmettre aujourd’hui dans son entreprise. Il est fier de ses apprentis et, une fois par semaine, il s’occupe personnellement de leur formation, que ce soit pour la théorie où pour la pratique. Leur inculquer l’amour du travail bien fait semble porter ses fruits car tous ses apprentis ont terminé 1er du canton avec mention ces quatre dernières années.

Parallèlement à la formation des apprentis, l’entreprise Oberson collabore également avec l’ORIF, situé à deux pas du laboratoire. Elle offre des stages prolongés à des jeunes en ruptures aveac la société ou avec un parcours de vie chaotique. Du concret comme le précise le patron. « Au labo, d’où que tu viennes et quel que soit ton parcours, tu ne peux pas tricher sinon, tu es vite remis à ta place par tes collègues et la vie professionnelle s’apprend cash ».

Attachée aux valeurs authentiques, l’entreprise Oberson sélectionne avec soin les matières premières qu’elle travaille, privilégiant des partenaires de proximité, défendant des valeurs locales, comme Genève Région Terre Avenir (GRTA). C’est une manière de poursuivre dans la tradition une histoire de passion pour le goût. Nommé « Chevalier du Bon Pain » en 2012, il reçoit sa 1ère étoile en 2015 ainsi que le « Pain d’Argent » récompensant la qualité de ses pains sur une période de deux ans. Après cette reconnaissance, son équipe de boulanger et lui-même se remettent au travail pour tendre une fois encore vers le meilleur et, la récompense tant attendue, arrive en 2018. C’est avec une 2ème étoile que Stéphane reçoit le « Pain d’Or », qui récompense le meilleur artisan boulanger du canton de Genève.

Malgré des journées bien remplies, Stéphane n’hésite pas à s’engager dans des activités extra professionnelle. Il est membre du comité directeur de l’association des Artisans Boulangers – Confiseurs du canton de Genève, il participe ainsi à la promotion et la sauvegarde des intérêts de la profession. Il est également Président de la « NODE 1922 », une faîtière patronale de plus de mille membres ainsi que le nouveau Président de l’AZIpro, (l’association des entreprises des zones industrielles de Meyrin, Satigny et Vernier), la plus grosse zone industrielle du canton qui compte plus de 4’500 entreprises et 15’000 emplois.

Hyperactif diriez-vous ? Non, il est tout simplement passionné par ce qui l’entoure et comme il aime à le dire : « mieux vaut être un acteur du monde dans lequel on vit, plutôt que spectateur ». Le vélo, le VTT et la randonnée en montagne tant à pied qu’à ski, lui permettent de se resourcer pour passer de beaux moments en famille avec, depuis peu, ses deux petits enfants.

 

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